Lors de sa présentation devant la commission des finances du Sénat, le vice-Premier ministre Alexandre Barro Chambrier a détaillé les crédits demandés pour l’exercice budgétaire 2025, concernant les missions ministérielles de planification du développement, d’aménagement du territoire et de tourisme.
Un budget global de 17 milliards 245 millions 632 mille 513 FCFA a été sollicité, réparti en deux grandes missions : 16 milliards 190 millions 215 mille 343 FCFA pour la planification du développement et 1 milliard 55 millions 417 mille 170 FCFA pour l’aménagement du territoire et le tourisme. Ces fonds seront utilisés pour coordonner les politiques de développement et renforcer les bases d’un aménagement du territoire intégré.
Alexandre Barro Chambrier a défendu ce budget en mettant l’accent sur les priorités nationales, en soulignant que : « Ce que nous sollicitons pour l’aménagement du territoire et du tourisme est essentiel pour une coordination efficace des politiques de développement. »
Réhabilité en janvier 2024 après sa suppression pendant les 14 années de la présidence d’Ali Bongo, le ministère de la Planification suscite de grandes attentes. Les sénateurs ont salué ce retour, mais ont aussi exprimé leurs préoccupations. Le sénateur Joël Pono Opape a notamment questionné l’intégration du potentiel fluvial de l’Ogooué dans les projets de planification.
« La solution de l’Ogooué est futuriste. Avez-vous tenu compte de cela dans votre projet ? » a-t-il demandé.
De son côté, Basile Nguema Allogo a soulevé la question de la souveraineté économique, estimant qu’une planification efficace nécessite de reprendre le contrôle de l’économie, actuellement dominée par des intérêts étrangers.
« Pour une planification efficace, il est essentiel de reprendre le contrôle de notre économie, largement dominée par des intérêts étrangers, » a-t-il affirmé.





