Le 20 décembre 2024, Michel Régis Onanga Ndiaye, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration sous-régionale et des Gabonais de l’Étranger, a dévoilé deux projets de lois d’une importance capitale devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale de la transition. Ces propositions concernent un accord sur les transports aériens avec les Émirats Arabes Unis et une convention continentale sur la cybersécurité et la protection des données personnelles.
Accord Gabon-Émirats : Vers une connectivité aérienne renforcée
Le premier texte propose la ratification de l’accord relatif aux services de transports aériens signé entre le Gabon et les Émirats Arabes Unis en avril 2018. Ce document de 22 articles s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations économiques entre les deux nations. Le ministre Onanga Ndiaye a souligné que cet accord vise à promouvoir le commerce, le tourisme, les investissements et le bien-être des populations. « Cet accord permettra d’améliorer le commerce, le tourisme, les investissements et le bien-être des populations grâce à des services aériens efficaces et compétitifs », a-t-il déclaré.
En outre, cet accord s’impose comme une réponse aux défis contemporains de la sûreté et de la sécurité dans le domaine de l’aviation civile. Le ministre a insisté sur l’importance de se prémunir contre les menaces potentielles qui pèsent sur ce secteur stratégique.
Cybersécurité : Harmonisation des normes et renforcement des capacités
Le second texte présente la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles, adoptée à Malabo en 2014. Composée de 38 articles répartis en quatre chapitres, cette convention vise à créer une harmonie législative entre les États membres en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC).
Le ministre a expliqué que cette initiative permettra de renforcer la lutte contre la cybercriminalité et de sensibiliser les populations aux risques liés à l’utilisation abusive des réseaux sociaux. Il a aussi mis l’accent sur la nécessité pour le Gabon de s’aligner sur les standards internationaux et de former des experts locaux en cybersécurité. « Cette convention permettra de renforcer la lutte contre la cybercriminalité et de sensibiliser aux enjeux liés à l’utilisation abusive des réseaux sociaux », a-t-il ajouté.
Réponses aux inquiétudes des députés
Face aux interrogations soulevées par certains députés, le ministre a souligné que ces textes, loin d’être de simples formalités diplomatiques, revêtent une importance stratégique pour positionner le Gabon comme un acteur influent dans la région. Concernant la cybersécurité, il a insisté sur le caractère transversal de cette question, nécessitant une collaboration accrue avec d’autres nations pour anticiper et contrer les menaces.
Une opportunité de transformation
Si ces projets de lois sont adoptés, ils pourraient marquer un tournant dans la stratégie de développement du Gabon. Sur le plan aérien, le partenariat avec les Émirats Arabes Unis promet de débloquer des opportunités économiques et touristiques majeures. Par ailleurs, l’adhésion à la convention de Malabo placerait le Gabon en position de force dans la lutte contre la cybercriminalité, tout en consolidant son engagement envers la protection des données personnelles.
Ces deux textes incarnent la volonté du Gabon de s’adapter aux exigences d’un monde globalisé et interconnecté. Ils renforcent également le rôle du pays dans le concert des nations en matière de transports et de TIC, deux piliers clés du développement moderne.





