Dans le cadre de la révision de la liste électorale fixée du 2 au 31 janvier 2024, conformément à l’arrêté n°0002392/MIS du 26 décembre 2024, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité a établi la liste des documents nécessaires pour cette opération. Lors d’un point de presse animé par Hermann Immongault, chef de ce département, les détails des exigences administratives ont été dévoilés.
Un objectif : actualiser le fichier électoral
Cette révision vise à encourager les citoyens inscrits à confirmer leur présence sur les listes, à permettre l’enrôlement des nouveaux électeurs, à radier les personnes décédées, et à procéder aux changements de centres de vote. Cependant, ces démarches sont soumises à des critères stricts, notamment la présentation de documents prouvant l’identité des électeurs.
Trois catégories de citoyens et leurs documents
Les documents requis varient selon le statut des citoyens :
- Gabonais d’origine :
- Acte de naissance légalisé ou jugement supplétif,
- Carte Nationale d’Identité ou Passeport ordinaire biométrique valide.
- Gabonais ayant acquis la nationalité :
- Carte Nationale d’Identité biométrique ou Passeport ordinaire valide,
- Décret d’attribution de la nationalité,
- Certificat d’authentification, jugement ou certificat de nationalité.
- Gabonais nés à l’étranger :
- Acte de naissance établi par une autorité diplomatique ou consulaire compétente,
- Ou acte de naissance transcrit à la mairie du 1er arrondissement de Libreville.
Sites de révision : une couverture nationale et internationale
Pour faciliter cette opération, 158 commissions ont été mises en place sur le territoire national, réparties dans les préfectures de police, les mairies centrales et d’arrondissements, ainsi que les sous-préfectures. À l’international, 23 commissions accueilleront les Gabonais au sein des représentations diplomatiques et consulaires en Asie, Afrique, Amérique et Europe.
Réactions politiques
Cette révision suscite des interrogations au sein de la classe politique. Le parti Pour le Changement (PLC) et Ensemble pour refonder la République ont exprimé des doutes sur l’anticipation du calendrier, initialement annoncé par le CTRI. Ali Akbar Onanga a même qualifié cette décision de « illégale et absurde dans un contexte de refonte constitutionnelle ».
En dépit de ces controverses, la révision électorale reste une étape cruciale pour assurer la transparence et l’efficacité des futures échéances électorales au Gabon.





