L’activiste et panafricaniste Kémi Séba a annoncé ce samedi 4 janvier 2025 qu’il se portera candidat à l’élection présidentielle béninoise de 2026. Connu pour ses prises de position radicales contre le néocolonialisme et la domination économique occidentale en Afrique, Kémi Séba entend proposer un projet politique axé sur la souveraineté nationale et la justice sociale.
Une candidature au nom de l’Afrique
Dans un discours prononcé à Cotonou, devant une foule de partisans, Kémi Séba a déclaré : « Le temps est venu pour que le peuple béninois prenne son destin en main. Je me présente pour incarner une rupture totale avec un système qui nous maintient dans la dépendance. »
L’activiste, président de l’ONG Urgences Panafricanistes, a appelé à une mobilisation générale pour ce qu’il qualifie de “renaissance africaine”, plaçant sa candidature dans un cadre panafricain.
Un parcours controversé
Kémi Séba est une figure clivante. Il a gagné en notoriété à travers ses campagnes contre le franc CFA, qu’il considère comme un outil de domination économique. Ses actions militantes lui ont valu des expulsions et des arrestations dans plusieurs pays africains, mais aussi une importante base de soutien parmi les jeunes.
Cependant, ses détracteurs dénoncent une rhétorique populiste et le jugent peu apte à gérer les complexités d’un État moderne.
Les priorités de son programme
Lors de sa déclaration, Kémi Séba a esquissé les grandes lignes de son programme :
- Fin du franc CFA et transition vers une monnaie nationale.
- Souveraineté alimentaire et économique, avec un accent sur le développement de l’agriculture et de l’industrie locale.
- Réforme des institutions politiques, pour renforcer la transparence et combattre la corruption.
- Défense de la culture africaine, en opposition aux influences extérieures jugées oppressives.
Une candidature face aux défis
La candidature de Kémi Séba intervient dans un contexte où le Bénin connaît des tensions politiques et des défis économiques importants. Si son message de rupture trouve un écho parmi les jeunes et les milieux populaires, il devra néanmoins convaincre un électorat plus large, ainsi que les élites politiques du pays.
Avec cette annonce, le paysage politique béninois s’apprête à vivre une campagne qui pourrait redéfinir l’avenir du pays. Reste à voir si le panafricanisme militant de Kémi Séba pourra s’imposer dans les urnes.





