La Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) a annoncé l’engagement du processus de paiement de ses dettes depuis le 31 décembre 2024, en réponse à la suspension de la dispensation des médicaments aux assurés par le Syndicat des Pharmaciens du Gabon (SYPHARGA), effective depuis le 1er janvier 2025.
Une situation de tension entre la CNAMGS et les pharmacies
La décision du SYPHARGA de suspendre ses services, motivée par des retards de paiement, a suscité l’exaspération des assurés, amplifiée par les files d’attente observées aux abords des pharmacies. Dans un communiqué publié le 2 janvier 2025, la Directrice générale par intérim, Dr. Mélina Marie Nkole Aboughe, a tenu à rassurer les usagers et à réaffirmer l’engagement de la CNAMGS à apurer cette dette.
Des efforts pour maintenir le service
La CNAMGS a révélé que des discussions avec le SYPHARGA ont eu lieu jusqu’au 17 décembre 2024, visant à éviter cette suspension. Malgré cela, le syndicat a maintenu sa position. Cependant, la Direction générale a assuré que :
- Tous les services concernés travaillent activement au paiement des arriérés.
- Les démarches pour garantir la pérennité du service aux assurés se poursuivent, avec le soutien des plus hautes autorités.
Un contexte de crise institutionnelle
Cette situation s’inscrit dans un contexte difficile pour la CNAMGS, marqué par l’éviction de l’ancienne Directrice générale Audrey Christine Chambrier Voua et de la présidente du Conseil d’administration Brigitte Anguile Mba. Ces changements ont accentué les défis auxquels l’institution doit faire face.
Vers une résolution durable ?
La CNAMGS tente de reprendre la main sur cette crise en s’engageant à payer ses dettes et en appelant à la coopération des acteurs concernés. Cependant, cette situation souligne la nécessité d’une réforme structurelle pour éviter de futures interruptions des services essentiels pour les assurés.





