Lors du Conseil des ministres du 5 janvier 2025, le gouvernement gabonais a renouvelé son engagement ferme à combattre la torture et les traitements inhumains. À travers une communication présentée par le ministre de la Justice, le Gabon a rappelé son adhésion à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ratifiée en 2000, ainsi qu’à son protocole facultatif en 2010.
Un contexte d’évaluation internationale
Ce rappel s’inscrit dans la préparation du troisième rapport périodique que le Gabon doit soumettre en mai 2025 aux instances internationales. Le rapport précédent, transmis en mars 2024, détaille les efforts entrepris pour promouvoir les droits humains malgré les défis persistants.
L’interdiction absolue de la torture : un principe constitutionnel
Une avancée majeure a été réalisée avec l’adoption de la nouvelle Constitution en décembre 2024, qui consacre explicitement l’interdiction absolue de la torture à travers son article 11. Cette disposition réaffirme l’attachement du Gabon aux droits fondamentaux et constitue un pas important dans la protection de la dignité humaine.
Une réponse aux défis actuels
Ce renouvellement d’engagement intervient dans un climat marqué par des cas récents de traitements inhumains, notamment le décès de Johan Bounda dans les locaux du B2, suscitant des préoccupations nationales et internationales.
Le Conseil des ministres a réitéré que :
- Toutes formes de torture ou traitements dégradants sont interdites, aussi bien dans les pratiques des forces de sécurité que dans les établissements pénitentiaires.
- Des mesures doivent être prises pour renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions.
Un message clair pour l’avenir
En saluant cette initiative, le gouvernement gabonais envoie un signal fort à la communauté internationale et à sa population, affirmant sa détermination à promouvoir un État de droit respectueux des droits humains. Ce processus, bien que complexe, constitue une étape essentielle pour consolider la confiance et garantir la dignité de tous les citoyens gabonais.





