le Premier ministre de la Transition, Raymond Ndong Sima, a réuni les secrétaires généraux et inspecteurs généraux de l’administration publique pour une rencontre décisive. Objectif : mettre fin aux dysfonctionnements qui gangrènent l’administration gabonaise et engager des réformes pour restaurer l’efficacité et la transparence.
Une administration en panne de performance
Malgré la qualification élevée des cadres, l’administration gabonaise souffre de lourdeurs bureaucratiques et de pratiques obsolètes. Dans un discours ferme, le Premier ministre a dénoncé la corruption, le favoritisme et le clientélisme qui affaiblissent l’action publique. « Ces pratiques doivent cesser », a-t-il martelé, soulignant que les services d’inspection, pourtant encadrés par des textes législatifs et réglementaires (décret 378 du 26 mai 2000 et loi 20 du 3 janvier 2005), ne remplissent pas leur rôle de contrôle.
Une mise en garde sans équivoque
Raymond Ndong Sima a exhorté les inspecteurs généraux à se conformer strictement à leurs missions. « Où sont vos manuels de procédure ? Vous avez abandonné les textes qui vous régissent pour adopter des pratiques contraires à vos fonctions », a-t-il fustigé. Il a dénoncé l’implication de certains responsables dans des pratiques douteuses, notamment la gestion directe de fonds et les rétro-commissions. « Comment pouvez-vous être juges et parties ? », a-t-il questionné avec fermeté.
Face à cette situation, le Premier ministre a fixé un ultimatum de 60 jours pour la remise des manuels de procédure et d’organisation des différents ministères. Cette exigence vise à rétablir des mécanismes de contrôle fiables et à garantir une gestion plus rigoureuse des affaires publiques.
Un signal fort contre la corruption
Soutenu par les directives du président de la Transition, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, Raymond Ndong Sima a insisté sur la nécessité d’un changement radical. « Je vous mets en garde : cela ne peut continuer », a-t-il averti, soulignant que seule une administration performante et intègre peut accompagner le développement du Gabon.
L’enjeu de ces réformes est de bâtir une administration plus efficace, fondée sur la rigueur et l’équité. « La performance de l’administration dépend d’une purge des pratiques déviantes », a-t-il conclu, appelant les cadres à une prise de conscience collective.
Avec ces instructions claires et un calendrier défini, le gouvernement envoie un signal fort : l’ère de l’impunité et du laxisme administratif touche à sa fin. La réussite de cette initiative déterminera l’avenir du service public et sa capacité à répondre aux attentes des citoyens.





