Depuis le 1er janvier 2025, les assurés de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) n’ont plus accès aux médicaments en pharmacie. Cette mesure, initiée par le Syndicat des pharmaciens du Gabon (SYNPHARGA), reflète l’exaspération face à des dettes accumulées et des dysfonctionnements internes de la CNAMGS.
Une décision radicale face aux impayés
Dans un communiqué officiel, le SYNPHARGA a annoncé cette suspension, soulignant les retards de paiement persistants malgré les avertissements préalables. Ces dettes, qui étouffent financièrement les pharmacies, ont conduit le syndicat à exiger des paiements mensuels pour éviter de nouvelles tensions.
« Nous payons cash les médicaments que nous délivrons, mais la CNAMGS ne règle qu’un tiers des factures », a confié un pharmacien.
Dysfonctionnements et abus signalés
Outre les impayés, les pharmaciens pointent du doigt une gestion inefficace de la CNAMGS. Les failles incluent un manque d’informatisation et des pratiques frauduleuses, comme des patients obtenant des quantités excessives de médicaments pour revente. Ces abus, parfois facilités par des professionnels de santé, accentuent la crise.
Un impact direct sur les populations vulnérables
Cette suspension affecte les retraités, étudiants et sans-emploi, dont les frais médicaux sont pris en charge à 95 % par la CNAMGS. Le SYNPHARGA appelle le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, à intervenir pour réformer en profondeur la gestion de la caisse, à l’image des mesures correctives entreprises à la SEEG.
Vers une issue ?
Sans une action rapide, les Gabonais économiquement faibles risquent de subir des conséquences graves. Les pharmaciens exhortent les autorités à rétablir un service durable et à éliminer les dysfonctionnements pour sauver la CNAMGS.





