Le Zimbabwe vit un moment historique en ce début d’année 2025. Selon une information relayée par Euronews, le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a annoncé l’abolition de la peine de mort le mardi 31 décembre 2024, grâce à la promulgation d’un projet de loi qui remplace les condamnations à mort par des peines d’emprisonnement. Cette mesure concerne une soixantaine de personnes précédemment condamnées.
Une victoire pour les droits de l’Homme
Cette abolition constitue une véritable victoire pour les défenseurs des droits de l’Homme. En effet, cette décision intervient 20 ans après la dernière exécution, qui remonte à 2005. Amnesty International a salué cette mesure, la qualifiant de « grand progrès pour le Zimbabwe » et d’étape majeure dans la lutte contre les châtiments cruels, inhumains et dégradants.
Emmerson Mnangagwa, fervent opposant à la peine de mort
La nouvelle loi stipule que les tribunaux ne peuvent plus prononcer de peine capitale, et toutes les condamnations à mort existantes sont commuées en peines d’emprisonnement. Le président Emmerson Mnangagwa, fervent opposant à la peine de mort, a exprimé publiquement son opposition depuis son accession au pouvoir en 2017. Mnangagwa lui-même a été condamné à mort en 1960 pour avoir fait exploser un train lors de la guerre de libération contre le régime de la minorité blanche, comme l’indique Euronews.
Un pas vers une abolition totale
Selon Amnesty International, 59 personnes étaient encore dans le couloir de la mort au Zimbabwe fin 2023. Cependant, la nouvelle loi prévoit que l’abolition de la peine de mort pourrait être temporairement levée en cas d’état d’urgence. Cette clause a été critiquée par les défenseurs des droits de l’Homme, qui appellent à son retrait. « Nous exhortons les autorités à passer rapidement à l’abolition totale en supprimant la clause incluse dans les amendements qui autorise le recours à la peine de mort en cas d’état d’urgence », a déclaré Amnesty International.





