Face à un taux de chômage préoccupant, le gouvernement gabonais s’apprête à organiser les Assises nationales sur l’emploi sous l’égide du ministère du Travail et de la Lutte contre le Chômage. Lors d’un point de presse tenu le 26 février 2025, le ministre Adrien Nguema Mba a détaillé les objectifs de cette initiative visant à repenser l’insertion professionnelle et à mieux adapter la formation aux besoins du marché du travail.
Un diagnostic sans complaisance
Le ministre du Travail a dressé un constat alarmant :
« À ma prise de fonction, j’ai été frappé par un taux de chômage alarmant qui, sans actions fortes, menace la stabilité sociale. Il est impératif d’agir avec audace et rapidité. »
Dans ce cadre, une enquête nationale a été lancée afin d’identifier les causes profondes du chômage, les secteurs porteurs, ainsi que les profils de compétences recherchés par les entreprises. Les premiers résultats mettent en lumière un décalage préoccupant entre les formations universitaires et les besoins du marché du travail.
« Il ne s’agit pas de simples discussions de façade, nous devons nous dire la vérité et agir sur des bases réalistes », a insisté le ministre, appelant à une mobilisation générale des acteurs économiques et sociaux.
Un modèle d’emploi à réinventer
Les assises visent à réformer les politiques publiques en matière d’emploi à travers plusieurs axes :
- Identification des filières stratégiques et des métiers émergents.
- Adaptation des formations aux réalités économiques.
- Implication du secteur privé dans le recrutement et la formation des jeunes.
Le ministre Adrien Nguema Mba pose la question essentielle :
« Faut-il continuer à former des jeunes sans perspective d’emploi ? Ou devons-nous davantage intégrer les entreprises privées dans le processus de formation pour favoriser l’employabilité ? »
Vers des engagements concrets
Les conclusions de ces assises déboucheront sur une déclaration finale détaillant les engagements de l’État, des entreprises et des partenaires sociaux. Parmi les priorités identifiées :
- La promotion de l’entrepreneuriat.
- Le développement de l’économie verte et numérique.
- L’intégration des jeunes et des femmes dans l’emploi.
Le ministre a insisté sur la volonté politique d’apporter des solutions durables, rappelant que le changement du nom du ministère en « Travail et Lutte contre le Chômage » reflète cet engagement.
Les Assises nationales sur l’emploi seront un test décisif pour le gouvernement, attendu sur des mesures concrètes pour répondre aux attentes d’une jeunesse impatiente de voir des résultats tangibles.





