Dans un contexte de tensions persistantes entre le gouvernement et le Syndicat national des Magistrats du Gabon (SYNAMAG), une commission tripartite a été mise en place pour examiner les revendications des magistrats.
Le jeudi 13 février dernier, le ministère de la Justice a accueilli une réunion décisive entre le Secrétariat Général de la Chancellerie et le bureau du SYNAMAG, conduit par Landry Abaga Essono. Sous les instructions du ministre Paul-Marie Gondjout, cette rencontre visait à trouver des solutions aux doléances des magistrats, inscrites dans un cahier de charges détaillé.
Une Commission pour Réexaminer les Revendications
Présidée par le Secrétaire Général du ministère, Martin Obandja Owoula, la réunion a abouti à la création d’une commission tripartite chargée de revoir l’ensemble des revendications. Celle-ci est composée de :
- 6 représentants de l’administration centrale,
- 3 membres du SYNAMAG,
- 3 représentants du ministère des Comptes publics.
Un arrêté conjoint officialisant cette commission a déjà été élaboré et signé par le ministre de la Justice, avant d’être transmis au ministère des Comptes publics pour validation.
Des Discussions Prévues sur 8 Jours
Les travaux de cette commission débuteront la semaine prochaine et s’étendront sur une durée de huit jours. L’objectif est de parvenir à un compromis qui pourrait conduire à un assouplissement, voire une suspension du mouvement de grève.
Le ministère de la Justice, tout en saluant les avancées du dialogue, rappelle néanmoins que les journées de grève ne sont pas rémunérées, conformément à la loi n°18/92 du 18 mai 1993 sur les organisations syndicales des agents de l’État.
Vers une Issue à la Crise ?
Alors que les magistrats poursuivent leur bras de fer avec l’État, cette commission tripartite représente une lueur d’espoir pour les justiciables et les usagers des services judiciaires. Reste à savoir si les propositions issues de ces discussions permettront de désamorcer durablement la crise ou si le conflit social s’enlisera davantage.





