Le samedi 22 février 2025, à Port-Gentil, Régis Onanga Ndiaye, ministre des Affaires étrangères, a tenu des propos controversés qui fragilisent le principe de l’unité nationale. En affirmant à la fois « Pas de République communautaire » et « Ogooué-Maritime d’abord ! », il a alimenté un discours régionaliste et tribaliste, suscitant de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile.
Un ministre qui attise le tribalisme
Des figures politiques telles que Noël Bertrand Boundzanga, universitaire et candidat à la présidentielle du 12 avril 2025, ainsi que Jean Philippe Douckagha, président de l’Alliance des Anciens Élus Mériés-Métiés de l’Ogooué-Maritime, dénoncent ces propos et demandent des sanctions immédiates.
Dans un communiqué virulent, Noël Bertrand Boundzanga s’indigne :
« Il galvaude les termes de l’unité nationale qu’il dissout dans ‘Ogooué-Maritime d’abord !’ De toute évidence, il revendique déjà la République de l’Ogooué-Maritime, où chacun doit être ‘à sa place’ ! »
En instaurant une opposition entre autochtones et autres Gabonais, le ministre crée une fracture communautaire risquant d’enflammer la situation sociale dans la province. « Le Gabonais est partout chez lui au Gabon ! », martèle le candidat à la présidentielle, rejetant fermement ce discours identitaire.
Une mobilisation contre les propos du ministre
La tension ne se limite pas aux sphères politiques. À Port-Gentil, l’Alliance des Anciens Élus Mériés-Métiés, sous la direction de Jean Philippe Douckagha, organise une marche populaire et pacifique le 27 février 2025 pour protester contre les déclarations du ministre. Dans une lettre adressée au gouverneur de l’Ogooué-Maritime, Douckagha condamne avec force ces paroles jugées haineuses et indignes d’un représentant de la République.
Onanga Ndiaye peut-il encore rester en poste ?
La question de son maintien au gouvernement se pose avec insistance. Peut-on accepter qu’un ministre alimente un discours régionaliste sans en assumer les conséquences ? Laisser passer cet incident sans réaction reviendrait à légitimer de futures dérives ailleurs dans le pays.
Noël Bertrand Boundzanga met en garde :
« Nous n’allons pas laisser prospérer les perfides trompeurs mettre en danger l’unité nationale construite patiemment et sereinement par nos prédécesseurs ! »
Le CTRI, garant de la transition politique, doit se prononcer clairement. Un ministre incapable d’incarner l’unité nationale ne peut prétendre représenter un État unitaire.
Si l’unité nationale ne se négocie pas, alors la démission de Régis Onanga Ndiaye apparaît comme la seule solution acceptable pour préserver la paix et la cohésion sociale dans l’Ogooué-Maritime. Une absence de réaction du gouvernement risquerait d’ouvrir la voie à une fragmentation du Gabon.





