À quelques mois de l’élection présidentielle de 2025, une nouvelle controverse électorale éclate au Gabon. Le député de la Transition, Geoffroy Foumboula Libeka, a saisi la Cour Constitutionnelle ce 18 février 2025, demandant l’annulation du décret N°0109/PR/MIN du 14 février 2025, qui fixe les modalités du bulletin de vote.
Un décret contesté pour vice de procédure
Selon le parlementaire, le décret publié au Journal officiel entre en contradiction avec la décision prise en Conseil des ministres le 13 février, qui avait validé un bulletin de vote unique.
« Ce décret ne peut faire l’objet d’un acte réglementaire publié, car il ne découle d’aucune décision validée par l’exécutif », soutient Geoffroy Foumboula.
Le communiqué officiel du Conseil des ministres précisait pourtant que l’élection présidentielle se déroulerait avec un bulletin unique contenant les noms, prénoms, photographies et signes distinctifs des candidats. Or, le décret querellé prévoit au contraire des bulletins distincts pour chaque candidat, une option non validée par le gouvernement.
Un enjeu électoral majeur
La modification du format du bulletin de vote pourrait avoir un impact significatif sur le scrutin, notamment en matière de transparence électorale.
Les préoccupations soulevées incluent :
✅ Risque accru de fraude électorale avec des bulletins distincts.
✅ Confusion possible pour les électeurs, rendant le vote plus complexe.
✅ Coût logistique et financier plus élevé que prévu.
Une Cour Constitutionnelle sous pression
La saisine de la Cour Constitutionnelle place cette dernière face à une décision cruciale pour la crédibilité du processus électoral de 2025.
- Si elle valide le décret contesté, elle risque d’être accusée de favoriser le pouvoir en place.
- Si elle l’annule, cela pourrait raviver les tensions politiques à l’approche du scrutin.
Dans un contexte de transition politique où la restauration des institutions est une priorité affichée, cette affaire pourrait bien devenir un test majeur pour la légitimité du processus électoral de 2025. L’opinion publique et les observateurs politiques suivront de près la décision à venir.





