La visite du général Brice Clotaire Oligui Nguema à l’Université Omar Bongo (UOB) le 3 mars 2025 aurait pu marquer un tournant dans les relations entre les autorités et la jeunesse universitaire. Mais au lieu de cela, un incident majeur est venu ternir l’événement, suscitant indignation et consternation au sein de la communauté estudiantine.
Un comportement jugé inapproprié et opportuniste
Lors de cette visite présidentielle, Jonas Stéphane Ossélé, président du bureau directeur de la Mutuelle des étudiants de l’UOB, a adopté un comportement qui scandalise aujourd’hui étudiants et observateurs. Selon plusieurs témoins, il aurait tenu des propos jugés trop politiques, ignorant les préoccupations réelles des étudiants et détournant l’attention des véritables enjeux académiques.
Mais ce qui a surtout provoqué la colère des étudiants, c’est un geste perçu comme une atteinte à la dignité estudiantine : il aurait publiquement exhibé une liasse de billets de banque devant l’assemblée. Un acte que la Coalition des étudiants pour l’alternance qualifie de pure démagogie et d’opportunisme flagrant.
« Ce comportement indigne et irrespectueux jette le discrédit sur l’ensemble des étudiants de l’UOB et détourne le débat des réels défis de notre université », a déclaré un membre de la Coalition.
Une condamnation unanime et un appel à la démission
Face à cette situation, la Coalition des étudiants pour l’alternance a dénoncé avec vigueur l’attitude du président de la Mutuelle, l’accusant d’avoir trahi la confiance des étudiants.
Dans un communiqué officiel, la Coalition exige sa démission immédiate, estimant que son maintien à la tête de la Mutuelle nuirait davantage à la crédibilité de cette institution.
« La Mutuelle doit être un outil de défense des intérêts étudiants, et non une plateforme de promotion personnelle ou d’exploitation politique », a martelé un porte-parole du mouvement.
L’UOB face à un défi d’image et d’intégrité
Cet incident soulève une problématique plus large : celle de la gouvernance estudiantine et de l’intégrité des structures de représentation des étudiants. Alors que l’UOB est censée être un haut lieu du savoir et de la formation de l’élite gabonaise, cette affaire ternit son image et sa crédibilité.
L’onde de choc provoquée par ce scandale montre que les étudiants gabonais sont plus que jamais déterminés à défendre des valeurs d’intégrité, de transparence et de responsabilité. Il reste désormais à voir quelle suite sera donnée à cet appel à la démission et si la Mutuelle saura restaurer la confiance des étudiants qu’elle est censée représenter.





