Située dans le canton Kyè, au sein du département du Woleu, la rivière Kyè, qui marque la frontière naturelle entre le Gabon et la Guinée-Équatoriale, est aujourd’hui le théâtre d’une exploitation illégale de l’or par des expatriés. Malgré les réglementations en vigueur, des exploitants togolais, camerounais et béninois se sont approprié les ressources aurifères de cette rivière, opérant en toute impunité sous les yeux des autorités compétentes.
Un pillage à ciel ouvert sous le regard de l’ANPN
L’exploitation de l’or dans la rivière Kyè semble se dérouler sans aucune entrave de la part des agents de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), censés assurer la protection des écosystèmes gabonais. Bien que des signalements aient été effectués, la seule réaction des autorités compétentes se serait limitée à une simple prise d’images des exploitants en pleine activité, sans qu’aucune mesure coercitive ne suive.
Cette passivité questionne : simple indifférence ou complicité silencieuse ? Cette absence d’actions nourrit la frustration d’une population démunie et impuissante face au pillage manifeste de ses ressources naturelles.
Une population abandonnée face aux exploitants étrangers
Le dépeuplement rural, accentué par l’exode des jeunes vers les centres urbains, a laissé la population locale sans moyens de riposte face à ces exploitants, qui s’enrichissent sous leurs yeux. Ce déséquilibre démographique et l’absence d’une force locale de résistance accentuent l’impuissance des habitants, contraints d’observer ce pillage silencieux.
Un appel urgent à l’action
Face à cette situation préoccupante, il est impératif de :
- Renforcer la surveillance et l’intervention des autorités locales et nationales pour stopper cette exploitation illégale.
- Sanctionner les acteurs impliqués, y compris les éventuelles complicités au sein des instances en charge de la protection des ressources.
- Impliquer les communautés locales dans la préservation et la valorisation des richesses naturelles du Gabon.
L’avenir du Woleu-Ntem et de ses ressources naturelles dépend d’une mobilisation urgente et collective. Le silence et l’inaction ne peuvent plus être des options face à cette exploitation anarchique qui menace l’intégrité du territoire national.





