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Exil en Angola : l’épilogue discret de la famille Bongo confirmé par Luanda.

C’est désormais officiel : l’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba, son épouse Sylvia Bongo Ondimba et leur fils Noureddin Bongo Valentin ont trouvé refuge en Angola. L’annonce, pour le moins inattendue, a été faite ce vendredi par la Présidence de la République d’Angola à travers une publication sur sa page Facebook. Elle met fin à plusieurs jours de rumeurs persistantes et de silence de la part des autorités gabonaises.

« Suite aux manifestations faites par le président de la République d’Angola et président en exercice de l’Union Africaine, João Lourenço, avec le président Brice Clotaire Oligui Nguema, du Gabon, la famille Bongo a été libérée et vient d’arriver à Luanda », peut-on lire dans le message officiel.

Une issue négociée en coulisses

Ce dénouement diplomatique ferait suite aux échanges bilatéraux initiés lors de la récente visite à Libreville du président angolais João Lourenço. Selon des sources concordantes, cette médiation aurait permis d’aboutir à une libération négociée, sans tambour ni trompette, de l’ancienne première dame et de son fils.

D’après une source judiciaire contactée par Gabon Media Time, Sylvia Bongo Ondimba aurait quitté la prison centrale de Libreville le 8 mai, suivie par Noureddin Bongo Valentin deux jours plus tard. Tous deux auraient ensuite été placés en résidence surveillée, avant leur exfiltration discrète vers Luanda. Officiellement, aucune des institutions gabonaises compétentes n’a confirmé cette séquence.

Silence officiel, réaction publique attendue

Cette absence totale de communication du côté gabonais interroge, d’autant que des magistrats et responsables judiciaires, habituellement en première ligne sur ce type de décisions, affirment n’avoir reçu aucune notification formelle. De quoi nourrir les interrogations d’une opinion publique déjà très sensible à ce dossier emblématique.

Pour l’heure, ni la Présidence gabonaise ni les autorités judiciaires n’ont réagi à l’annonce angolaise. Mais cette révélation fait l’effet d’un coup de théâtre dans un pays encore marqué par la transition politique engagée après le coup de force du 30 août 2023.

Un exil symbolique sous la médiation africaine

L’installation de la famille Bongo en Angola, sous l’égide du président Lourenço et de l’Union Africaine, pourrait être perçue comme un compromis diplomatique destiné à tourner une page douloureuse de l’histoire récente du Gabon. Mais elle soulève aussi des interrogations sur l’avenir judiciaire des protagonistes, notamment au regard des nombreuses procédures ouvertes pour détournements de fonds et corruption.

Si l’annonce de leur exil en Angola a l’avantage de clore un chapitre, elle ouvre un autre débat : celui de la justice post-transition et de la capacité du pouvoir en place à conjuguer réconciliation nationale et reddition des comptes.

Wilfried
Wilfried
Jayson est un rédacteur passionné par l'écriture et la communication. Fort d'une expérience dans le domaine du contenu web, il se spécialise dans la rédaction d'articles informatifs et de blogs optimisés pour le SEO. Toujours à l'écoute des tendances du marché, Jean s'efforce de produire des textes clairs, engageants et adaptés aux besoins de ses lecteurs. En dehors de sa carrière professionnelle, il aime lire des romans contemporains et explorer de nouvelles idées à travers des projets créatifs.

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