L’escalade entre Israël et l’Iran vient de franchir un nouveau seuil de gravité. Ce vendredi, au moins 95 personnes ont été blessées dans des attaques aériennes menées par Israël contre plusieurs villes iraniennes, selon les autorités locales.
L’information a été confirmée par Mojtaba Khaledi, porte-parole des services d’urgences nationaux, qui a déclaré à la télévision d’État que les blessés ont été recensés dans 12 provinces différentes, désormais transformées en zones de crise. Tous ont été pris en charge dans des centres médicaux, alors que les hôpitaux du pays sont placés en alerte maximale.
Ces frappes, dont l’ampleur exacte reste encore à confirmer de manière indépendante, visent selon les analystes des infrastructures militaires et stratégiques du territoire iranien. Plusieurs vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des colonnes de fumée s’élevant au-dessus de grandes villes comme Ispahan, Shiraz, et Kermanshah, tandis que des sirènes d’alerte ont retenti dans de nombreuses zones urbaines.
Une riposte jugée « inadmissible » par l’Iran
En réponse immédiate, le ministère iranien des Affaires étrangères a vivement condamné l’opération israélienne, affirmant qu’elle constitue « une déclaration de guerre ». Téhéran a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU, exigeant une condamnation claire et des mesures de sanction à l’encontre d’Israël.
« Une attaque armée contre le territoire souverain de l’Iran équivaut à un acte de guerre manifeste. La communauté internationale doit prendre ses responsabilités avant que la région ne sombre dans un chaos irréversible », a déclaré un porte-parole du ministère.
Un tournant dangereux pour la stabilité régionale
Cette nouvelle confrontation entre les deux puissances ennemies alimente les craintes d’un embrasement généralisé au Moyen-Orient. L’Iran, déjà engagé dans plusieurs théâtres de tension par le biais de ses alliés régionaux, pourrait décider d’une riposte militaire directe, faisant craindre une guerre ouverte entre les deux États.
Du côté d’Israël, aucune déclaration officielle n’a été faite dans l’immédiat. Cependant, des sources militaires évoquent en coulisses une « opération défensive » destinée à prévenir des attaques imminentes sur le territoire israélien.
L’ONU face à un dilemme diplomatique
Alors que les appels au calme se multiplient dans les capitales occidentales, la réaction du Conseil de sécurité de l’ONU est attendue avec grande attention. Pour de nombreux observateurs, cette attaque pourrait constituer le point de bascule d’un conflit latent, avec des conséquences potentiellement catastrophiques sur l’approvisionnement énergétique mondial, la stabilité géopolitique et la sécurité des civils.
L’escalade actuelle intervient dans un climat de méfiance généralisée, marqué par des tensions récurrentes sur le programme nucléaire iranien, les activités des milices pro-iraniennes dans la région, et les récentes attaques sur les infrastructures maritimes dans le Golfe.





