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Crise au PDG : la manœuvre d’Onanga Y’Obegue jugée provocatrice et sans légitimité

Libreville, 26 juin 2025 – Alors que le Parti Démocratique Gabonais (PDG) tente de redéfinir son cap sous une nouvelle direction incarnée par le président Blaise Louembe Kouya, un nouvel épisode de tension est venu secouer la formation politique. L’ancien député Ali Akbar Onanga Y’Obegue, exclu définitivement du parti le 11 juillet dernier, continue pourtant de s’autoproclamer « secrétaire général légitime » du PDG.

Dans un communiqué diffusé aujourd’hui, M. Onanga Y’Obegue a annoncé la tenue d’une « réunion de prise de contact et de travail » avec les personnes qu’il prétend avoir nommées au sein des structures du secrétariat exécutif, au siège du PDG sis à Louis, dans le 1er arrondissement de Libreville. Une initiative qui, pour de nombreux observateurs, s’apparente à une tentative de putsch politique et à une provocation ouverte envers les autorités légalement établies du parti.

Un acte de défiance qui divise

Alors que le siège du PDG est aujourd’hui occupé par le directoire issu du dernier congrès, cette convocation est perçue comme une provocation de trop, voire une déclaration de guerre. Beaucoup estiment qu’il est inconcevable que le président Blaise Louembe et ses équipes puissent céder à cette pression sans compromettre la légitimité du nouveau leadership.

Ce geste s’inscrit dans la continuité d’une offensive médiatique lancée quelques jours plus tôt, avec la diffusion d’une vidéo du DCP (Directoire Central Provisoire), dans laquelle Onanga Y’Obegue annonçait sa volonté de « reprendre en main le PDG », avec le soutien implicite de l’ancien chef de l’État. Une initiative perçue comme une tentative de brouiller la dynamique de relance du parti, alors que le directoire conduisait à Koula-Moutou l’avant-dernière étape d’une tournée provinciale débutée en mai à Lambaréné.

Une stratégie contre-productive

Mais cette stratégie a eu l’effet inverse : les réseaux sociaux se sont enflammés, les internautes condamnant avec virulence cette sortie jugée « irresponsable, inopportune et incendiaire ». De nombreux commentaires dénoncent une tentative de division nuisible au PDG, alors que le parti cherche à se reconstruire dans un esprit de dialogue et de cohésion.

Deux visions, un seul parti affaibli

Le cœur du conflit semble reposer sur deux visions radicalement opposées. D’un côté, un directoire légitime, affichant son alignement avec les autorités actuelles et prônant la continuité républicaine ; de l’autre, un « secrétariat général autoproclamé », résolument opposé au régime en place, et engagé dans une logique de confrontation.

Cette dualité idéologique fragilise l’image du PDG, jadis symbole de stabilité politique au Gabon. Pire encore, le camp d’Onanga Y’Obegue semble s’enliser dans un isolement croissant. Selon certaines sources internes, des figures jusque-là proches de lui, comme Me Francis Nkea Ndzigue, envisageraient de prendre leurs distances, ce qui pourrait accélérer la perte d’influence du clan dissident.

Vers une implosion ou une clarification ?

Dans un contexte préélectoral tendu, cette crise pourrait avoir des conséquences majeures. L’absence de dialogue, pourtant l’un des piliers historiques du PDG, laisse entrevoir une impasse. Pour de nombreux militants, le choix est clair : ils se rangent derrière le siège de Louis, symbole de la continuité et de la légitimité.

Reste à savoir si le camp dissident persistera dans son isolement ou s’il finira par reconnaître l’évidence d’un PDG en reconstruction, déterminé à tourner la page des querelles intestines.

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