La disparition inexpliquée de Bilal, un garçon de 9 ans, dans le village de Mifouma (localité de Ndoungou, département de l’Etimboué), a provoqué une vive émotion au sein de la population. Dans un contexte de forte tension, le chef de regroupement de Moulangou Vallé, Ruffin Nkoma, présenté comme principal suspect, a été violemment pris à partie par des habitants.
Lynchage mortel malgré l’intervention des forces de l’ordre
Malgré les dénégations du mis en cause et la tentative d’intervention des forces de l’ordre, l’homme a été violemment battu par des villageois. Transporté en urgence vers l’hôpital régional de Port-Gentil, il a succombé à ses blessures dans la nuit du vendredi 27 juin 2025. Son décès jette une ombre supplémentaire sur une affaire déjà complexe, où les faits restent à établir.
Une enquête doublement ouverte
Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Port-Gentil, Rodrigue Ondo Nfoumou, a annoncé que toutes les ressources judiciaires et sécuritaires sont mobilisées pour retrouver l’enfant disparu. « Cette affaire est traitée avec la plus grande rigueur. Nous appelons la population au calme, à la responsabilité collective et à la pleine coopération », a déclaré le magistrat.
Parallèlement, une seconde enquête a été ouverte pour identifier les auteurs et instigateurs des violences ayant conduit à la mort de Ruffin Nkoma. Le parquet a présenté ses condoléances à la famille du défunt et rappelé les principes fondamentaux de l’État de droit.
Un rappel à l’ordre face aux dérives populaires
Rodrigue Ondo Nfoumou a fermement condamné le recours à la justice populaire : « Nul ne peut être victime de représailles, même en cas de suspicion. Seule la justice est habilitée à établir les responsabilités, dans le strict respect des droits humains. » Il a également mis en garde contre les risques liés aux dérives communautaires et aux actions individuelles de vengeance, susceptibles de faire obstacle à l’émergence de la vérité.





