jeudi, janvier 22, 2026
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Régulation électorale : l’Afrique face au défi du numérique et de l’intelligence artificielle

Cotonou, Bénin – À l’heure où les campagnes électorales se jouent autant sur les réseaux sociaux que dans les urnes, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication du Bénin (HAAC) a réuni les régulateurs africains à Cotonou pour un colloque inédit. Thème central : « Régulation médiatique des élections à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle ».

Au cœur des échanges : désinformation, manipulation algorithmique, microciblage électoral, et la montée en puissance de l’intelligence artificielle dans la fabrique de l’opinion publique.

Des risques nouveaux, une régulation en retard


« Le numérique avance à grande vitesse, pendant que nos textes restent figés », résume un participant gabonais. Les régulateurs l’ont reconnu d’emblée : la législation actuelle est souvent dépassée par la vitesse des innovations technologiques.

Les plateformes numériques, difficilement contrôlables, deviennent des vecteurs de propagande incontrôlables, particulièrement en période électorale. Deepfakes, fake news, campagnes d’influence pilotées par des intelligences artificielles… les menaces s’accumulent.

Le Gabon engagé dans la riposte

La délégation gabonaise, conduite par le Secrétaire général de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Gervais Owanga Biye, a activement pris part aux travaux. L’institution entend s’inspirer des meilleures pratiques évoquées à Cotonou pour adapter ses mécanismes de régulation en vue des prochaines échéances électorales.

« Nous devons créer des cellules de veille numérique, capables d’anticiper et de réagir aux campagnes de désinformation », a-t-il confié en marge des discussions.

Recommandations phares

À l’issue de ce colloque, plusieurs recommandations ont été formulées :

– Renforcer les législations nationales, en les harmonisant à l’échelle continentale ;

– Créer des cellules de veille numérique au sein des autorités de régulation ;

– Former les journalistes à l’usage critique et éthique de l’intelligence artificielle ;

– Collaborer avec les plateformes numériques pour encadrer les contenus électoraux.

Vers un bouclier africain contre la manipulation numérique

L’enjeu est de taille : préserver la crédibilité des scrutins dans un espace numérique devenu un champ de bataille politique. Les régulateurs africains, dont la HAC du Gabon, semblent désormais décidés à se doter des outils adaptés pour contrer les dérives et garantir la transparence des processus électoraux.

Cotonou marque peut-être le début d’une nouvelle ère : celle d’une régulation plus proactive, plus numérique, et plus continentale.

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