Oyem/Makokou – Juillet 2025. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) renforce son ancrage territorial avec l’ouverture de nouvelles antennes à Oyem et à Makokou. Une étape clé dans sa stratégie de régulation de proximité, visant à améliorer la qualité des services numériques dans les régions longtemps en marge du développement technologique.
Vers une régulation plus proche des populations
Ce déploiement s’inscrit dans la continuité d’une démarche amorcée par le régulateur en 2023, avec pour objectif de couvrir progressivement l’ensemble du territoire national. Après Libreville, Port-Gentil et Franceville, l’ARCEP élargit désormais son réseau vers le Nord et l’Est du pays. Cette présence physique doit permettre une meilleure prise en compte des réalités locales, mais aussi une plus grande réactivité face aux difficultés rencontrées par les usagers.
« Il ne s’agit pas simplement d’installer des bureaux, mais de rapprocher l’administration des citoyens et d’installer une culture de la régulation sur le terrain », a déclaré un représentant de l’institution.
Diagnostic et actions ciblées dans les zones mal couvertes
Déjà, en août 2024, une mission d’évaluation menée dans plusieurs localités du Woleu-Ntem avait permis d’identifier plus de 200 villages dépourvus d’accès à la téléphonie mobile ou à l’Internet. Des zones telles que Komambéla, Bonamaza, Lébani ou encore Iménou Plateau ont été ciblées pour la deuxième phase du Service Universel, en partenariat avec les opérateurs Moov Africa et Airtel Gabon.
Ce programme vise à garantir l’égalité d’accès aux communications électroniques, en particulier dans les zones rurales. Des investissements sont en cours pour équiper une vingtaine de sites supplémentaires.
Un enjeu d’aménagement du territoire
Cette extension de l’ARCEP dans les provinces s’accompagne d’un renforcement des capacités locales. Elle permet également une meilleure coordination avec les autorités administratives, les collectivités et les acteurs économiques. L’objectif est clair : veiller au respect des obligations des opérateurs, suivre les indicateurs de performance des réseaux et recueillir les plaintes des usagers de manière plus directe.
La régulation de proximité se veut ainsi un levier d’équité territoriale et d’inclusion numérique. Elle vient appuyer les autres chantiers de modernisation en cours dans ces régions, notamment le déploiement de l’interconnexion électrique avec la Guinée équatoriale dans le Woleu-Ntem, ou encore l’amélioration des infrastructures routières facilitant l’accès aux zones enclavées.
Un maillage national en construction
Avec ces deux nouvelles implantations, l’ARCEP poursuit son maillage territorial, conformément aux orientations définies par son conseil de régulation. À terme, l’ambition est d’avoir des représentations actives dans toutes les provinces du Gabon, afin de répondre efficacement aux attentes des consommateurs, partout où ils se trouvent.
En 2025, l’ARCEP a réceptionné plusieurs centaines de plaintes liées à la qualité de service mobile, principalement dans l’arrière-pays. L’institution entend désormais instruire ces réclamations localement, grâce à ses nouvelles représentations provinciales.
Woleu-Ntem et Ogooué-Ivindo : l’ARCEP installe ses antennes régionales





