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Gabon–Cameroun : un pacte transfrontalier pour mieux gérer les fréquences

Bitam, août 2025 — C’est un pas important dans la coopération numérique régionale. Le Gabon et le Cameroun ont officiellement scellé un accord de coordination des fréquences radioélectriques utilisées dans les zones frontalières. Objectif : limiter les interférences, améliorer la qualité des services de télécommunications et renforcer la connectivité dans les zones transfrontalières.

La cérémonie de signature s’est tenue à Bitam, dans le nord du Gabon, en présence du Gouverneur du Woleu-Ntem, Jules Djéki, ainsi que des responsables civils, militaires et techniques des deux pays. L’initiative est portée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) du Gabon et l’Agence de régulation des télécommunications (ART) du Cameroun.

Une coopération aux enjeux stratégiques

Pour Jules Djéki, ce protocole d’accord dépasse la seule dimension technique. Il incarne une volonté politique d’intégration sous-régionale et de développement harmonisé, dans la lignée des orientations du président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA.

Côté gabonais, Célestin Kadjidja, président de l’ARCEP, a rappelé les bénéfices attendus : « Cet accord nous permettra de mieux contrôler le spectre radioélectrique aux frontières, d’éviter les interférences nuisibles, et d’assurer une qualité de service optimale aux usagers. » Il s’agit également de lutter contre le « roaming involontaire », qui pousse les abonnés à se connecter au réseau étranger, avec des surcoûts non désirés.

Son homologue camerounais, le Pr Philémon Zoo Zame, directeur général de l’ART, a salué un partenariat technique « qui se traduit enfin par des actions concrètes sur le terrain ». Il a insisté sur la nécessité de transformer cette entente en levier pour un développement socioéconomique plus inclusif dans les zones frontalières, souvent enclavées.

Des bases posées depuis 2023

Les travaux préparatoires à cet accord ont démarré en 2023, lors d’une rencontre technique tenue à Ambam, au Cameroun. Les experts des deux pays y avaient défini les paramètres techniques de coordination et les règles de partage du spectre dans les zones de chevauchement.

La signature de Bitam marque donc l’aboutissement d’un long processus diplomatique et technique, dans un esprit de collaboration Sud-Sud. Elle ouvre la voie à des interventions similaires dans d’autres zones de la sous-région confrontées à des problématiques analogues.

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