La capitale équato-guinéenne, Malabo, accueille ce dimanche un sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Cette rencontre de haut niveau, à laquelle participe le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, est principalement consacrée à la désignation des nouveaux membres de la Commission de la CEEAC.
Une transition institutionnelle attendue
Le mandat du précédent collège dirigé par l’Angolais Gilberto da Piedade Verissimo a pris fin le 31 août dernier. Installée à Libreville en août 2020, à la faveur de l’entrée en vigueur du Traité révisé de la CEEAC, cette équipe a bouclé cinq années de mandat. Mais le bilan dressé par plusieurs observateurs apparaît mitigé, tant les ambitions de dynamisation de l’organisation sont restées en deçà des attentes, notamment face aux défis sécuritaires, économiques et politiques de la sous-région.
Une présidence burundaise en perspective
Conformément au principe de rotation alphabétique établi par le Traité révisé, la présidence de la Commission devrait désormais revenir au Burundi. Les autres postes stratégiques (vice-présidence, commissaires au Marché commun, à l’Environnement, à l’Aménagement du territoire, etc.) feront l’objet de désignations formelles après la présélection opérée par le Conseil des ministres réuni samedi à Malabo.
Un sommet à enjeux multiples
Au-delà de la recomposition de la Commission, ce sommet devrait permettre aux dirigeants de la sous-région d’évaluer l’état d’avancement des décisions et résolutions adoptées lors du dernier sommet ordinaire, tenu en juin dernier dans la même capitale.
En quête d’un nouveau souffle, la CEEAC espère se repositionner comme une communauté économique régionale plus dynamique et influente sur le continent, capable de répondre efficacement aux enjeux sécuritaires, économiques, sociaux et politiques de l’Afrique centrale.





