À Libreville, les commerçantes récemment installées au marché PK 11 tirent la sonnette d’alarme. Malgré des infrastructures modernes mises à leur disposition, elles déplorent une faible affluence de la clientèle et pointent du doigt la présence de vendeurs informels installés le long des trottoirs voisins.
« Nous passons parfois deux jours sans qu’un client ne se présente devant nous. Et les produits comme l’oignon, le piment, le gombo ou la tomate se gâtent chaque jour », confie l’une des vendeuses rencontrées sur place.
Des marchés parallèles plus attractifs
Selon ces commerçantes, les consommateurs continuent de fréquenter des points de vente informels établis à proximité, notamment à l’entrée de l’hôpital psychiatrique de Mélen et au rond-point du PK 12. Ces « marchés de fortune », plus visibles et facilement accessibles, détournent la clientèle au détriment du nouveau marché.
Un appel à la mairie de Libreville
Face à cette situation, les commerçantes demandent l’intervention urgente des autorités municipales. « Si la mairie a construit ce marché, c’est pour mettre fin à ces pratiques. Ces vendeurs de trottoir posent non seulement un problème d’insécurité, mais accentuent aussi le phénomène d’occupation anarchique des espaces publics », soutiennent-elles.
Des plaintes qui risquent de rester sans suite
Pour l’heure, du côté du conseil municipal de Libreville, aucune mesure concrète ne semble envisagée. Ce qui laisse craindre que les revendications des commerçantes du marché PK 11 demeurent sans réponse, au risque de fragiliser encore davantage un espace commercial pourtant conçu pour assainir l’activité et améliorer les conditions de vente.





