La violente agression du jeune Warren Loundou, lycéen de 15 ans, continue de susciter une profonde émotion dans le pays. Deux des principaux suspects, également mineurs, ont été placés en détention provisoire mercredi soir, tandis que trois autres attendent toujours leur audition. L’affaire, attribuée à un différend d’ordre personnel et à la jalousie, a provoqué une réaction immédiate du président de la République, qui exige désormais une politique de « tolérance zéro » face aux violences en milieu scolaire.
Deux mineurs incarcérés, trois autres dans l’attente d’audition
Selon des sources judiciaires, sept jeunes avaient initialement été interpellés dans le cadre de l’enquête ouverte après l’agression brutale de Warren, survenue la semaine dernière. Le parquet a finalement décidé d’engager des poursuites contre cinq d’entre eux.
Deux individus — considérés comme les principaux agresseurs — ont été placés sous mandat de dépôt à la suite de leur audition devant le juge d’instruction pour enfants. Trois autres suspects doivent être entendus ce jeudi, une coupure d’électricité ayant interrompu la procédure dans la soirée de mercredi.
Deux autres personnes, dont une jeune fille prénommée Victoire, identifiée comme la compagne de l’un des agresseurs, ont quant à elles été relaxées, faute d’éléments suffisants pour justifier leur implication.
Une agression d’une rare violence
Les faits remontent à la semaine dernière, lorsqu’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait le jeune Warren roué de coups par plusieurs individus à la sortie de son établissement scolaire. L’adolescent, gravement blessé, a été hospitalisé et son état reste stable selon les proches. L’enquête a rapidement permis d’identifier les agresseurs, tous anciens condisciples du jeune garçon.
Selon les premiers éléments recueillis, le mobile de l’agression serait lié à des tensions personnelles et à la jalousie.
Une réaction présidentielle ferme depuis Rome
En déplacement officiel à Rome, le président de la République a tenu à réagir personnellement. Dans une déclaration publiée sur Facebook, il a condamné avec vigueur la montée des violences scolaires :
« L’école doit redevenir un lieu de savoir, de respect et d’épanouissement, où chaque jeune peut apprendre en sécurité », a-t-il écrit.
Le chef de l’État a exigé du ministre de l’Éducation nationale la mise en œuvre « immédiate de mesures concrètes » pour enrayer ce qu’il qualifie de fléau national, réclamant une politique de tolérance zéro et des résultats rapides.
Appel à la justice et à la société
Dans son message, le président a également interpellé les autorités judiciaires, les exhortant à faire preuve de la plus grande fermeté :
« Les agresseurs doivent être poursuivis et sanctionnés avec toute la rigueur de la loi », a-t-il insisté.
L’affaire Warren soulève une nouvelle fois la question de la sécurité des élèves et du climat de violence dans certains établissements scolaires. Plusieurs syndicats d’enseignants et associations de parents d’élèves appellent d’ores et déjà à une refonte des dispositifs de prévention et à un encadrement psychologique renforcé des jeunes en difficulté.
Un symbole d’alerte pour la société
Alors que le jeune Warren poursuit sa convalescence, l’opinion publique s’interroge : jusqu’où ira la spirale de la violence dans les établissements du pays ?
Cette affaire, désormais emblématique, pourrait bien marquer un tournant décisif dans la lutte contre les violences scolaires et forcer les pouvoirs publics à agir avec plus de rigueur et de célérité.





