Conseiller spécial du Président de la République en charge du département des Travaux publics et des Infrastructures, Alain Simplice Boungoueres a été placé sous mandat de dépôt lundi 27 octobre 2025 à la prison centrale de Libreville. Il est soupçonné de malversations financières et d’intimidations dans l’exercice de ses fonctions.
Selon plusieurs sources judiciaires et médiatiques, la décision a été ordonnée par le juge d’instruction Junior Loïck Mangongo, dans le cadre d’une enquête ouverte la semaine dernière par le parquet de Libreville.
Ancien candidat à l’élection présidentielle du 12 avril dernier, Alain Simplice Boungoueres occupait un poste stratégique au sein de la présidence de la République. L’enquête porte notamment sur des soupçons de détournements de fonds publics, d’abus d’autorité et de pressions présumées sur certains collaborateurs, en vue d’entraver un audit interne engagé au Palais.
Les premiers éléments recueillis font état de transactions financières suspectes, ainsi que de tentatives d’influence visant à bloquer ou orienter des vérifications administratives en cours.
Cette arrestation constitue, à ce stade, l’une des plus significatives depuis le lancement des opérations de contrôle et de transparence initiées par les autorités gabonaises. Elle marque une volonté affichée du pouvoir de renforcer la lutte contre la corruption, y compris dans les cercles proches du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguéma.
Ce geste est perçu comme un signal politique fort, à destination de l’opinion publique et de la classe dirigeante : la reddition de comptes devient désormais une exigence non négociable.





