Au Nigeria, la consommation de viande de chien s’inscrit au croisement des traditions anciennes, des croyances mystiques et des protestations des défenseurs des animaux. Malgré les polémiques, ce commerce reste dynamique. Selon un reportage du média Brut, la commercialisation de ce produit continue de susciter de fortes réactions et ne laisse presque personne indifférent.
Un marché d’envergure nationale
D’apparence ordinaire, le lieu d’échanges constitue en réalité le centre stratégique d’une activité singulière. Chaque semaine, des milliers d’acheteurs parcourent de longues distances pour rejoindre ce qui est présenté comme le plus grand marché de chiens du pays. L’animal y est considéré avant tout comme une marchandise, dont le prix varie généralement entre 25 et 40 dollars (environ 13 000 à 23 000 FCFA), selon sa taille et sa carrure.
Des réseaux d’approvisionnement bien organisés
Pour alimenter ce commerce, des circuits structurés sont mis en place. Des collecteurs se rendent notamment dans des régions comme Kano, parfois munis d’amulettes censées favoriser leurs transactions et leur permettre de ramener les meilleurs spécimens. Une habitante confie que ces animaux leur sont envoyés pour être revendus, offrant ainsi à de nombreuses familles une source de revenus essentielle pour subvenir aux besoins du quotidien.
Entre croyances spirituelles et vertus énergétiques
Au-delà de l’aspect alimentaire, la consommation de viande de chien revêt, pour certains, une dimension protectrice et mystique. Un jeune homme affirme qu’elle pourrait prémunir contre l’empoisonnement et entrer dans des rituels destinés à séduire. D’autres lui attribuent des propriétés stimulantes, la considérant comme un fortifiant naturel capable de procurer force et endurance pour affronter les tâches quotidiennes.





