Au Gabon, la crise qui paralyse les écoles publiques depuis plusieurs semaines reste au centre des préoccupations nationales. Face à cette situation, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, aurait convié le collectif SOS Éducation « La Base » à une audience au Palais Léon-Mba le mercredi 4 février 2026. L’objectif officiel : favoriser un dialogue constructif et trouver une solution rapide pour la reprise des cours.
Selon des sources proches du ministère de l’Éducation nationale, le gouvernement aurait mobilisé 16 milliards de FCFA, une enveloppe considérable représentant près de 40 % de la marge budgétaire totale de l’État pour la gestion de l’ensemble des agents publics en 2026.
Ces moyens permettraient :
La mise en solde complète des sortants des écoles de formation (ENS / ENSET) ;
Le versement intégral des présalaires pour 1 810 bénévoles ;
La régularisation immédiate de 4 000 postes, exclusivement destinés aux enseignants en activité dans les classes.
Pour des experts économiques, cet effort constituerait un engagement historique en faveur de l’école gabonaise, démontrant la volonté du gouvernement de garantir la continuité pédagogique et la sécurité des carrières des enseignants.
Le seul point de blocage : l’audit de transparence
Le versement des fonds resterait suspendu en raison du refus de certains syndicats de se soumettre à un audit du fichier matricule, prévu pour vérifier l’exactitude des listes et corriger d’éventuels doublons. L’Article 6 du protocole d’accord, qui encadre cette procédure, viserait à protéger l’intérêt général et assurer une gestion transparente des fonds publics.
Plusieurs observateurs et analystes institutionnels s’interrogent : comment refuser un contrôle qui garantit l’équité et la transparence des paiements tout en réclamant 16 milliards de FCFA ?
Un appel à la responsabilité et à la reprise des cours
Le gouvernement aurait déjà fournit toutes les garanties nécessaires, mis en place une commission tripartite, et acté toutes les mesures prévues par le protocole. La balle serait désormais dans le camp des syndicats pour laisser les élèves reprendre le chemin de l’école, dans un climat apaisé.
Comme le rappellent des sources parlementaires :
« L’État a fait sa part, l’école doit reprendre. La Nation attend des enseignants qu’ils mettent fin à cette grève et que l’avenir des enfants ne soit plus suspendu. »
Avec l’ouverture de l’audience au Palais Léon-Mba, l’heure serait à la responsabilité collective : le dialogue doit continuer, mais l’école ne peut plus attendre.





