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Fonction publique : les 148 nouveaux enseignants mis sous bons de caisse pour leur rémunération de février

Après plusieurs jours d’incertitude, les 148 sortants des écoles de formation de l’Éducation nationale percevront finalement leur rémunération ce mercredi 25 février 2026. Le gouvernement a opté pour une solution exceptionnelle, consistant à verser leurs salaires sous forme de bons de caisse, en attendant leur intégration complète dans le circuit normal de la solde de l’État prévue pour le mois de mars.

Selon une source au ministère de la Fonction publique, cette mesure transitoire vise à garantir un revenu immédiat à ces jeunes enseignants, tout en laissant à l’administration le temps de finaliser les procédures techniques nécessaires à leur prise en charge définitive. Ce dispositif intervient après la reconnaissance par les autorités d’un blocage technique ayant empêché leur mise en solde à la date initialement prévue.

Une réponse rapide à un blocage technique

La veille, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, avait évoqué l’existence d’un « problème technique » ayant retardé l’intégration administrative de ces nouveaux agents. Cette contrainte, d’ordre informatique et budgétaire, rendait impossible leur paiement dans les délais habituels.

Le recours aux bons de caisse apparaît ainsi comme une mesure d’urgence destinée à éviter toute rupture de revenus, notamment pour ces enseignants déjà affectés dans leurs établissements respectifs et engagés dans leurs fonctions.

Une régularisation complète annoncée pour mars

Les autorités assurent que cette situation sera entièrement régularisée dès le mois prochain. À partir de mars, les 148 enseignants seront intégrés de manière définitive dans le système de rémunération de la fonction publique et percevront leur salaire dans les mêmes conditions que l’ensemble des agents de l’État.

Cette annonce met fin aux inquiétudes exprimées ces derniers jours par les principaux concernés, mais également par certaines organisations et plateformes du secteur éducatif, dont la plateforme SOS Éducation. Ces dernières redoutaient un non-respect des engagements pris dans le cadre du protocole de sortie de crise signé entre le gouvernement, les partenaires sociaux et la commission tripartite.

Un geste pour préserver la stabilité sociale dans le secteur éducatif

En honorant son engagement, même à travers un mécanisme provisoire, le gouvernement entend apaiser les tensions et réaffirmer sa volonté de respecter ses obligations envers les nouveaux enseignants. Cette solution exceptionnelle permet non seulement de répondre à une attente légitime, mais aussi de préserver la stabilité dans un secteur régulièrement marqué par des revendications liées aux conditions de travail, aux affectations et aux rémunérations.

Elle constitue, en outre, une étape vers la normalisation administrative complète de ces jeunes professionnels, appelés à jouer un rôle clé dans le renforcement du système éducatif national.

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