La suspension temporaire de l’accès aux réseaux sociaux suscite de nombreuses réactions. Elles sont compréhensibles. Les réseaux sociaux sont devenus des espaces d’expression, d’information, de communication, de travail, mais aussi d’influence majeure sur notre société.
La liberté d’expression est un principe fondamental reconnue dans notre Constitution en son article 14. Et les réseaux sociaux sont devenus aujourd’hui des espaces où cette liberté s’exprime. Toutefois, 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧𝐞 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́ 𝐧’𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́. Il faut donc aussi constater de manière responsable que l’expression de cette liberté n’a plus de limite pour certains d’entre nous dans notre pays.
𝐓𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́ 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞́𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐧𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐫𝐞̀𝐠𝐥𝐞𝐬. 𝐈𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐞𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐱𝐢𝐠𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́, 𝐫𝐞́𝐠𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞.
Ma lecture froide de la suspension temporaire de l’accès aux réseaux sociaux est qu’ici l’Etat veut marquer un “stop” afin de tirer la sonnette d’alarme et nous interpeller sur les dérives manifestes que nous observons de plus en plus dans l’espace numérique.
Il y a encore quelques mois, une campagne de sensibilisation sur les violences numériques avait été diffusée, mais grand nombre d’entre nous n’y ont pas prêté attention. Partout dans le monde, la question de la modération, de la désinformation, des discours de haine et des manipulations numériques se pose avec acuité. Les grandes plateformes elles-mêmes (Meta, Tiktok, Youtube, etc…) reconnaissent les difficultés à réguler ces dérives.
Aujourd’hui, au Gabon, les réseaux sociaux sont devenus un espace de divertissement, d’information, d’expression démocratique, d’influence, de vente, de découverte et même politique. Et comme tout le monde, je les utilise aussi très régulièrement.
Mais il est triste aussi de constater les dérives de plusieurs, la brutalité des propos, le manque de retenue des gens, le manque de civisme, la violence des images que les gens publient, la mort et la haine qui sont déversées en ligne, les diffamations, la désinformation, le non respect de la dignité humaine et de la vie privée, la désinvolture, la nudité, les insultes envers les autorités de la République, les insultes envers le Chef de l’Etat.
𝐒𝐮𝐫 𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭, 𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐥𝐞 𝐝𝐢𝐫𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐚𝐦𝐛𝐚𝐠𝐞 :
O𝐧 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐝’𝐚𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐝𝐞́𝐞𝐬 𝐨𝐮 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞 𝐥𝐢𝐞𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐢𝐧𝐬𝐮𝐥𝐭𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐨𝐮 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞.
𝐏𝐚𝐫 𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐨𝐧 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐮𝐧 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮’𝐮𝐧 𝐚̀ 𝐭𝐢𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥, 𝐜𝐞𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞 𝐥𝐢𝐞𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐚𝐦𝐞𝐫 𝐨𝐮 𝐬𝐚𝐥𝐢𝐫 𝐥’𝐢𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞, 𝐝𝐞 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐨𝐮 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐞́, 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐞́𝐝𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐚𝐮𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞. 𝐅𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐢 𝐞𝐭 𝐧𝐮𝐥 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐞́ 𝐥’𝐢𝐠𝐧𝐨𝐫𝐞𝐫.
Rappelons-nous ces passages dans la Parole de Dieu :
𝑅𝑜𝑚𝑎𝑖𝑛𝑠 13:1-2 : 𝑄𝑢𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑠𝑜𝑢𝑚𝑖𝑠𝑒 𝑎𝑢𝑥 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑠𝑢𝑝𝑒́𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 (𝑔𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑢 𝑝𝑎𝑦𝑠 𝑜𝑢̀ 𝑖𝑙 𝑣𝑖𝑡) ; 𝑐𝑎𝑟 𝑖𝑙 𝑛’𝑦 𝑎 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑑’𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑞𝑢𝑖 𝑛𝑒 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝐷𝑖𝑒𝑢, 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑜𝑛𝑡 𝑒́𝑡𝑒́ 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑖𝑡𝑢𝑒́𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝐷𝑖𝑒𝑢. 𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑞𝑢𝑜𝑖 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖 𝑞𝑢𝑖 𝑠’𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑎̀ 𝑙’𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑎̀ 𝑙’𝑜𝑟𝑑𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝐷𝑖𝑒𝑢 𝑎 𝑒́𝑡𝑎𝑏𝑙𝑖, 𝑒𝑡 𝑐𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑖 𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑠𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑡𝑡𝑖𝑟𝑒𝑟𝑜𝑛𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑎𝑚𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑢𝑟 𝑒𝑢𝑥-𝑚𝑒̂𝑚𝑒𝑠.
𝐵𝑖𝑏𝑙𝑒 𝐹𝐶
𝐶ℎ𝑎𝑐𝑢𝑛 𝑑𝑜𝑖𝑡 𝑠𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑢𝑥 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑥𝑒𝑟𝑐𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑣𝑜𝑖𝑟. 𝐶𝑎𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝐷𝑖𝑒𝑢 ; 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑜𝑛𝑡 𝑒́𝑡𝑒́ 𝑒́𝑡𝑎𝑏𝑙𝑖𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑢𝑖. 2 𝐴𝑖𝑛𝑠𝑖, 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖 𝑞𝑢𝑖 𝑠’𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑎̀ 𝑙’𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑠’𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑎̀ 𝑙’𝑜𝑟𝑑𝑟𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑢 𝑝𝑎𝑟 𝐷𝑖𝑒𝑢. 𝐶𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑖 𝑠’𝑦 𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑡𝑡𝑖𝑟𝑒𝑟𝑜𝑛𝑡 𝑙𝑒 𝑗𝑢𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑒𝑢𝑥-𝑚𝑒̂𝑚𝑒𝑠.
𝑉𝑒𝑟𝑠𝑒𝑡 7 : 𝑅𝑒𝑛𝑑𝑒𝑧 𝑎̀ 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑢̂ : 𝑙’𝑖𝑚𝑝𝑜̂𝑡 𝑎̀ 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑧 𝑙’𝑖𝑚𝑝𝑜̂𝑡, 𝑙𝑒 𝑡𝑟𝑖𝑏𝑢𝑡 𝑎̀ 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑧 𝑙𝑒 𝑡𝑟𝑖𝑏𝑢𝑡, 𝑙𝑎 𝑐𝑟𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒 𝑎̀ 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑧 𝑙𝑎 𝑐𝑟𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒, 𝑙’ℎ𝑜𝑛𝑛𝑒𝑢𝑟 𝑎̀ 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑧 𝑙’ℎ𝑜𝑛𝑛𝑒𝑢𝑟.
L’autorité ici n’est pas une personne, mais la loi, le droit et l’institution qu’elle incarne.
Ceux qui gouvernent, en premier lieu le Chef de l’Etat, ont la lourde charge de préserver notre souveraineté numérique, de protéger le peuple et nos droits et de veiller au strict respect de la loi. Ainsi, cette décision de suspendre temporairement les réseaux sociaux, même si pour beaucoup elle est difficile à comprendre et à accepter (car je sais combien cette suspension temporaire affecte plusieurs d’entre nous) doit être l’opportunité de nous remettre en question en tant que peuple.
𝐋’𝐞𝐱𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́ 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱 𝐧’𝐞𝐟𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐢, 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬.
Rappelons-nous que notre liberté s’arrête là où commence celle de notre prochain. Notre pays, le Gabon, est à la croisée des chemins et cette situation est pour nous l’opportunité de revoir nos mentalités, nos comportements en ligne, nos valeurs collectives et républicaines et notre amour pour la Patrie.
Le vrai débat n’est donc pas émotionnel. Il est spirituel, éducationnel, structurel et patriotique.
Comment concilier liberté d’expression, stabilité sociale, responsabilité des plateformes en ligne et souveraineté numérique de l’État ?
C’est ce débat que nous devons avoir collectivement.
Les réseaux sociaux sont un levier stratégique pour le développement du Gabon. Ils ne doivent pas être seulement des outils de divertissement, d’information, des plateformes de publicité, de vente en ligne ou encore des espaces d’expression démocratique. 𝐎𝐧 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐨𝐮𝐭𝐢𝐥𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐠𝐫𝐞̀𝐬, 𝐞𝐭 𝐧𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧. 𝐃𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞𝐬 𝐨𝐮̀ 𝐥’𝐨𝐧 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐯𝐚𝐥𝐨𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐞𝐭 𝐧𝐨𝐧 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐧𝐢𝐠𝐫𝐞𝐫. 𝐃𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞𝐬 𝐨𝐮̀ 𝐨𝐧 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐞𝐱𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐧𝐨𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐚𝐛𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐫.
Cette suspension temporaire des réseaux sociaux est l’occasion de revoir l’encadrement de leur usage et même de légifiérer dessus afin de mieux nous protéger.
Comme la plupart d’entre nous, je souhaite un rétablissement de l’accès des réseaux sociaux, car moi aussi je les utilise à titre personnel comme professionnel. Mais 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐝’𝐮𝐧 𝐞𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐢𝐠𝐢𝐭𝐚𝐥 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞, 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐞́, 𝐞𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞.
𝐄𝐧𝐟𝐢𝐧, 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐢𝐧𝐢𝐫, 𝐢𝐥 𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱 (𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐅𝐚𝐜𝐞𝐛𝐨𝐨𝐤) 𝐬𝐨𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐚𝐜𝐜𝐞𝐬𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐩𝐞𝐮 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞́𝐬. 𝐉𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐮𝐧 𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐩𝐫𝐨𝐠𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐟 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐫𝐦𝐚𝐥.
Je fais confiance à la hauteur d’esprit et à la sagesse du gouvernement et du 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐒.𝐄. 𝐁𝐫𝐢𝐜𝐞 𝐂𝐥𝐨𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐎𝐥𝐢𝐠𝐮𝐢 𝐍𝐠𝐮𝐞𝐦𝐚 pour prendre les dispositions nécessaires afin de protéger nos libertés, nos droits et dans une autre mesure, nos mineurs et nos enfants qui souvent sont exposés trop tôt à des contenus inappropriés.
Élevons le débat. Continuons à bâtir.
𝐇𝐨𝐧𝐧𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐅𝐢𝐝𝐞́𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐏𝐚𝐭𝐫𝐢𝐞.
𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐧𝐟𝐢𝐧 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐬𝐬𝐨𝐫 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐚 𝐟𝐞́𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞́.
𝐃𝐫. 𝐋𝐮𝐜𝐤 𝐎𝐍𝐃𝐈𝐀𝐒 𝐒𝐎𝐔𝐍𝐀
𝐒𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐧 𝐄́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐍𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐃𝐢𝐠𝐢𝐭𝐚𝐥𝐞





