Le ministère des Transports s’apprête à lancer une réforme majeure du transport public. Le ministre de tutelle, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a annoncé la décision de l’État de fusionner la SOGATRA et Trans’Urb afin de donner naissance à une seule et même compagnie nationale, conçue pour être plus robuste et mieux structurée que les deux entités actuelles.
Face aux interrogations suscitées par cette annonce, le ministre a tenu à clarifier la portée de la réforme. « Fusion signifie que SOGATRA et Trans’Urb vont disparaître pour ne créer qu’une seule entité, cette nouvelle compagnie nationale de transport », a-t-il expliqué. L’ambition affichée est de bâtir un opérateur unique capable de corriger les faiblesses observées jusqu’ici, tout en étendant significativement son périmètre d’action.
Au-delà du transport de voyageurs — avec un parc annoncé de 150 bus neufs — la future structure aura vocation à intervenir dans d’autres segments stratégiques, notamment le transport des hydrocarbures et des marchandises. Une orientation assumée par le ministre, qui rappelle que « jusqu’à ce jour, le transport des hydrocarbures est opéré par des particuliers ». L’État entend désormais investir ce secteur jugé sensible, estimant sa présence à la fois légitime et nécessaire.
Cette réorganisation ne se limite pas à une simple refonte institutionnelle. Le gouvernement en attend également des retombées financières. La fusion, combinée à la diversification des activités, devrait renforcer la capacité de la nouvelle compagnie à générer des revenus, contribuant ainsi à l’augmentation des recettes de l’État.
Quant au nom et à l’architecture définitive de cette future entité, le ministre reste pour l’instant discret. « C’est confidentiel pour le moment. Les Gabonais le découvriront… », a-t-il indiqué, tout en précisant que ce projet figure parmi les priorités immédiates de son département.





