Libreville, 4 mars 2026 – Face à une montée d’inquiétude des familles et des acteurs de l’enseignement supérieur au Gabon, l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) a tenu à clarifier, mercredi, la situation relative aux dettes accumulées auprès des établissements privés et au paiement des bourses d’études.
Dans une déclaration officielle rendue publique à Libreville, l’ANBG a voulu couper court aux rumeurs selon lesquelles les grandes écoles et universités privées pourraient renvoyer des étudiants en raison de l’importante dette que l’État leur doit. Selon des responsables de ces établissements, cette ardoise dépasserait 12 milliards de FCFA, couvrant deux années académiques (2023-2024 et 2024-2025), soit plus de 7 200 étudiants concernés.
L’État prendra en charge sa dette
Pour l’ANBG, il n’est pas question pour les parents d’anticiper ou de régler des frais de scolarité pour que leurs enfants restent inscrits dans les établissements privés partenaires. L’agence a assuré que l’État gabonais assumera sa dette, permettant aux étudiants boursiers de poursuivre leur cursus sans interruption. Des discussions sont en cours entre l’ANBG et les partenaires du secteur privé pour définir un calendrier d’apurement de cet arriéré. L’objectif affiché est d’éviter toute rupture de scolarité et de garantir la continuité des parcours académiques des boursiers concernés.
Clarifications sur les paiements à l’international
Sur le volet des bourses des étudiants gabonais à l’étranger, l’agence a également tenu à rassurer. Elle affirme que les ressources financières sont disponibles et envisage de payer en priorité deux mois d’arriérés dans les meilleurs délais, avant de procéder au règlement des restants.
Contexte de tensions persistantes
Cette prise de parole intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour de l’octroi et du paiement des bourses gabonaises. Les retards de versements ont déjà suscité des mouvements de protestation et des inquiétudes chez les étudiants et leurs familles ces dernières années. L’ANBG, qui gère les allocations d’études pour les étudiants gabonais sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Présidence de la République, est régulièrement confrontée à des défis liés à la trésorerie et aux flux budgétaires.




