jeudi, janvier 22, 2026
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Dernier jour pour arrêter le président déchu Yoon Suk-yeol : tensions à Séoul.

Le délai pour l’exécution du mandat d’arrêt contre le président sud-coréen déchu Yoon Suk-yeol expire ce lundi 6 janvier à minuit. Retranché dans sa résidence de Séoul avec une garde rapprochée, Yoon fait face à une tentative d’arrestation orchestrée par le Bureau d’enquête sur la corruption des hautes personnalités (CIO).

Une arrestation avortée

Le mandat d’arrêt, émis le 31 décembre dernier, accuse Yoon Suk-yeol de « rébellion » après son imposition controversée de la loi martiale le 3 décembre, suivie d’un retrait précipité. Une première tentative d’arrestation vendredi a échoué après un affrontement tendu de six heures entre les forces spéciales du CIO et la garde présidentielle.

Des centaines de partisans de Yoon campent autour de sa résidence pour empêcher toute intervention. Certains manifestants, membres du Parti du pouvoir au peuple (PPP), se sont joints aux rassemblements, renforçant la tension autour de cette affaire.

Division politique et soutien populaire

Le CIO, critiqué pour son manque d’efficacité, a annoncé qu’il demanderait un délai supplémentaire pour exécuter le mandat d’arrêt. Pendant ce temps, les partisans de Yoon, galvanisés par l’impasse, dénoncent une tentative de persécution politique.

« Nous protégerons notre président jusqu’au bout, » a déclaré Kim Soo-yong, l’un des organisateurs du rassemblement.

Des couronnes de fleurs ont même été déposées en soutien à Yoon près de sa résidence, illustrant la polarisation croissante entre ses partisans et ses détracteurs.

Enjeux internationaux

Ce drame politique survient alors que le secrétaire d’État américain Antony Blinken est en visite à Séoul. Bien que son programme n’inclue pas de rencontre avec Yoon, la situation politique actuelle en Corée du Sud pourrait peser sur ses discussions avec le président par intérim Choi Sang-mok.

Prochaines étapes

Si le CIO ne parvient pas à arrêter Yoon avant l’expiration du mandat, il devra en solliciter un nouveau, probablement accordé au vu des précédents refus du président déchu de se présenter à des convocations.

La Cour constitutionnelle doit se prononcer sur la destitution de Yoon d’ici mi-juin, tandis que les audiences commenceront le 14 janvier. En attendant, Yoon Suk-yeol demeure suspendu, mais officiellement président.

Ce bras de fer entre les institutions anticorruption et la garde rapprochée du président déchu met en lumière les tensions politiques et institutionnelles profondes qui secouent la Corée du Sud.

Wilfried
Wilfried
Jayson est un rédacteur passionné par l'écriture et la communication. Fort d'une expérience dans le domaine du contenu web, il se spécialise dans la rédaction d'articles informatifs et de blogs optimisés pour le SEO. Toujours à l'écoute des tendances du marché, Jean s'efforce de produire des textes clairs, engageants et adaptés aux besoins de ses lecteurs. En dehors de sa carrière professionnelle, il aime lire des romans contemporains et explorer de nouvelles idées à travers des projets créatifs.

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