Lors de l’émission « Le Débat du Soir » diffusée sur Gabon 24, le leader syndical Pierre Mintsa a provoqué une vague d’indignation avec des déclarations ouvertement sexistes. Il a affirmé que la gestion de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs) souffrirait de la présence de femmes à des postes stratégiques, qualifiant cette configuration de « source de cacophonie ».
Une déclaration qui choque l’opinion publique
Reconnu pour son militantisme social, Pierre Mintsa a suscité la controverse avec des propos jugés rétrogrades, affirmant :
« Les femmes sont compétentes, sauf que la femme reste femme. »
Ces mots, prononcés sur une chaîne à forte audience, ont été perçus comme une attaque contre le leadership féminin, dans un pays où les femmes peinent encore à atteindre la parité dans les sphères décisionnelles.
Une vision aux antipodes des idéaux progressistes
Dans un contexte où les autorités gabonaises, sous l’impulsion du Général Brice Clotaire Oligui Nguema, promeuvent une gouvernance inclusive, les propos de Mintsa semblent en décalage avec les efforts pour déconstruire les stéréotypes sexistes.
Il a notamment déclaré :
« DG femme, DGA femme, PCA femme, ça obligatoirement emmène la cacophonie. »
Ce type de discours alimente des idées reçues qui réduisent les compétences des femmes à leur genre, négligeant les qualités individuelles et professionnelles nécessaires à la gestion d’institutions publiques.
Un débat sur les compétences et l’éthique
Les critiques envers la gestion de la Cnamgs, y compris les scandales financiers passés, montrent que les défaillances dans la gouvernance ne sont pas liées au genre, mais plutôt à des manquements éthiques et professionnels.
Cette sortie de piste rappelle que :
- Les compétences d’un leader ne peuvent être évaluées sur la base du genre.
- Les stéréotypes sexistes entravent le développement d’une société équitable et inclusive.
- Les médias ont un rôle à jouer dans la sensibilisation et la modération des discours publics.
Conclusion : Un rappel des défis pour l’égalité des genres
Les propos de Pierre Mintsa illustrent le long chemin restant à parcourir pour éradiquer les préjugés sexistes dans la société gabonaise. L’incident soulève également des questions sur la responsabilité des leaders d’opinion et l’importance de promouvoir une culture du respect et de l’égalité.
En quête d’une meilleure gouvernance, le Gabon ne peut se permettre de tolérer de telles réflexions qui nuisent aux avancées sociales et politiques pour l’égalité des genres.





