Le Président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, a réuni ce 5 janvier 2025 les principaux acteurs du secteur pharmaceutique national pour faire face à la suspension des services aux assurés de la CNAMGS par les pharmacies, effective depuis le 1er janvier. Cette réunion, à laquelle ont pris part les responsables de la CNAMGS, de l’Office Pharmaceutique National (OPN), de Pharmagabon, et du syndicat des pharmaciens, marque le début d’une réforme majeure du secteur.
Une situation critique jugée « irresponsable »
Le chef de l’État a fermement condamné l’interruption des services, qualifiée d’« irresponsable » dans un contexte de réformes économiques et de stabilisation des finances publiques. Il a rappelé que l’accès aux soins des Gabonais, en particulier des plus vulnérables, devait rester une priorité absolue.
Centralisation des achats et réforme structurelle
Pour remédier à ces dysfonctionnements, le Président Oligui Nguema a annoncé la mise en place d’une centralisation des achats pharmaceutiques à travers l’Office Pharmaceutique National (OPN). Cette mesure vise à renforcer la transparence dans la gestion des approvisionnements et à garantir une meilleure répartition des médicaments sur l’ensemble du territoire.
Par ailleurs, il a été décidé que :
- Les pharmacies hospitalières bénéficieront d’une autonomie accrue.
- Les pharmacies privées devront désormais s’approvisionner exclusivement auprès de l’OPN, permettant ainsi une régulation stricte des flux de médicaments.
Réformes au sein de la CNAMGS
S’agissant de la CNAMGS, le Président a ordonné une révision de sa gestion pour améliorer le suivi des Gabonais économiquement faibles (GEF), qui constituent la majorité des bénéficiaires. Il a également insisté sur l’importance de garantir les droits des travailleurs dans toutes les entités concernées par le système de santé.
Une initiative pour restaurer la confiance
Enfin, des mesures immédiates ont été prises pour permettre aux assurés de la CNAMGS d’être à nouveau servis dans les pharmacies. Ces décisions traduisent la détermination des autorités à résoudre cette crise et à poser les bases d’un système pharmaceutique plus équitable et plus fiable.
Ce tournant stratégique pourrait redéfinir durablement la gestion du secteur pharmaceutique au Gabon, en plaçant l’intérêt des populations au cœur des priorités.





