Les avocats français et gabonais de Sylvia Bongo Ondimba et de son fils Noureddin Bongo Valentin ont tenu une conférence de presse ce jeudi, retransmise via Zoom depuis Paris et Libreville. Ils ont profité de cette occasion pour apporter des éclaircissements sur les conditions de détention de leurs clients, suite à leur première rencontre avec eux le 19 décembre dernier.
Une Conférence pour Réfuter les Déclarations Officielles
Selon les avocats, cette conférence visait à contester les affirmations du procureur de la République, Bruno Obiang Mve, qui avait déclaré que Sylvia et Noureddin Bongo étaient détenus dans des conditions « normales ». Ils dénoncent une instrumentalisation de la justice et appellent à une enquête indépendante sur les violations présumées des droits de leurs clients.
Accusations de Détention Illégale et de Mauvais Traitements
Les avocats, parmi lesquels Mes Gisèle Eyue Bekale, François Zimeray et Pierre-Olivier Sur, affirment que depuis le coup d’État du 30 août 2023, leurs clients subissent des détentions qu’ils qualifient d’illégales, accompagnées d’actes de torture et de séquestration. Ces accusations ont conduit au dépôt d’une plainte criminelle auprès du Tribunal judiciaire de Paris.
Sylvia Bongo et Noureddin Valentin : Un Parcours Judiciaire Contesté
Sylvia Bongo, âgée de 61 ans, est incarcérée depuis octobre 2023 à la maison d’arrêt des femmes, dans un bâtiment rénové peu avant le coup d’État. Elle est inculpée pour « blanchiment de capitaux » et « faux et usage de faux », des chefs d’accusation qui pèsent également sur son fils. Les deux ont été arrêtés le soir même du coup d’État ayant porté le général Brice Clotaire Oligui Nguema au pouvoir.
De Nouveaux Développements à Suivre
Lors de cette conférence, les avocats ont annoncé qu’ils dévoileraient de nouvelles preuves et informations sur l’avancée de la plainte en cours en France. Ils ont également réaffirmé leur détermination à obtenir justice pour leurs clients face à ce qu’ils considèrent comme des persécutions politiques.
Les regards restent tournés vers les prochaines étapes de cette affaire, qui continue de faire couler beaucoup d’encre au Gabon et sur la scène internationale.





