Le cadre professionnel gabonais est régi par des règles strictes visant à garantir le respect de la dignité et des droits des travailleurs. L’article 6 du Code du travail gabonais (2021) définit clairement le harcèlement, moral ou sexuel, et en interdit toute forme, notamment sur le lieu de travail.
Drague ou harcèlement sexuel ?
Lorsque la drague au travail devient insistante ou se manifeste par des comportements, pressions ou propos non désirés, elle est qualifiée de harcèlement sexuel.
Selon la législation :
- Harcèlement sexuel : tout acte portant atteinte à la dignité d’une personne, créant un environnement intimidant, hostile ou offensant, ou cherchant à obtenir une faveur personnelle.
- Sanctions : ces actes, répétés ou isolés, sont passibles de sanctions disciplinaires et judiciaires, indépendamment des relations hiérarchiques ou des niveaux de collaboration.
Un phénomène banalisé mais puni par la loi
Malgré la clarté de la loi, la drague insistante sur le lieu de travail reste souvent banalisée. Cependant, la législation prévoit :
- Protection des victimes : les travailleurs harcelés peuvent saisir des acteurs comme :
- Les délégués du personnel.
- L’inspecteur du travail.
- Leur employeur (sous pli confidentiel).
- Charge de la preuve : elle incombe à la victime, un obstacle qui rend parfois difficile la reconnaissance juridique des faits.
- Soutien des syndicats et associations : ces structures sont habilitées à représenter les victimes.
Un cadre professionnel basé sur le respect
Cette réglementation ambitionne d’instaurer un environnement de travail respectueux où la collaboration et le professionnalisme priment sur les comportements déplacés.
En interdisant toute forme de drague persistante ou de harcèlement sexuel, le Code du travail gabonais envoie un message clair :
- Le lieu de travail doit être exempt de pressions ou d’intimidations.
- Chaque individu doit pouvoir évoluer dans un cadre sain et équitable, propice à la productivité et au respect mutuel.
Cette approche s’inscrit dans une quête de justice sociale et d’égalité professionnelle, fondamentale pour l’évolution de la société gabonaise.





