Le Gabon, unique pays pilote de la Convention de Minamata en Afrique, a lancé le 20 janvier 2025 le tout premier atelier régional dédié à l’élimination des produits cosmétiques éclaircissants contenant du mercure. Cet événement, organisé en collaboration avec des institutions internationales, rassemble plus de 200 experts issus de 15 pays africains, ainsi que des représentants de la société civile, du secteur privé et des instituts de recherche.
Un engagement pour la santé et l’environnement
Cofinancé par le Fonds Mondial pour l’Environnement et le Gouvernement de Transition, l’atelier marque une étape majeure dans la mise en œuvre de la Convention de Minamata. May Mouissi, ministre de l’Environnement, a mis en garde contre les dangers des produits éclaircissants au mercure pour la santé et l’écosystème.
Le ministre de la Santé, le Pr Adrien Mougougou, a réaffirmé le soutien du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, à la Déclaration de Libreville sur la santé et l’environnement. Il a souligné :
« Le Gabon espère que cet atelier conduira à des mesures ambitieuses pour protéger nos populations et notre environnement. »
Vers une stratégie panafricaine
Avec l’appui de l’OMS, du PNUD et du Global Mercury Partnership, cette rencontre vise à développer une stratégie commune pour éradiquer ces produits dangereux. Les échanges incluent des ateliers techniques permettant aux pays de partager leurs expériences.
Le 22 janvier, la Première Dame Zita Oligui Nguema présidera un Segment de Haut Niveau sous forme de table ronde, qui aboutira à une déclaration commune : la Déclaration de Libreville. Cette initiative réaffirme le rôle du Gabon comme leader africain en matière de santé et d’environnement, consolidant son engagement pour un avenir plus durable.





