Le Conseil des ministres du Gabon, sous la présidence du Général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement fixé la date de l’élection présidentielle anticipée au samedi 12 avril 2025. Cette annonce marque une étape décisive vers la fin de la transition politique amorcée suite au coup d’état du 30 août 2023.
Initialement prévue pour août 2025, cette élection a été avancée en raison des pressions politiques internes et internationales. Cette décision témoigne de la volonté du gouvernement de répondre aux attentes des citoyens et de la communauté internationale en garantissant un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Le Chef de l’État a réaffirmé son engagement à organiser des élections « libres, transparentes et crédibles » afin de permettre au peuple gabonais de choisir son futur dirigeant dans les meilleures conditions.
Pour assurer la transparence du processus électoral, le gouvernement a instauré l’Autorité de Contrôle des Élections et du Référendum (ACER). Cet organe indépendant, composé de neuf membres issus de diverses institutions et de la société civile, aura pour mission de superviser l’ensemble du processus électoral, du dépouillement des candidatures à la proclamation des résultats. Il veillera à l’application stricte du code électoral et à la prise en compte des doléances des différents acteurs politiques.
Par ailleurs, plusieurs mesures ont été mises en place pour renforcer la confiance des populations dans le processus électoral. Parmi celles-ci, on note la modernisation du fichier électoral, la mise en place de dispositifs de surveillance indépendants et le renforcement du rôle des observateurs nationaux et internationaux.
Les candidats désireux de se présenter à cette élection auront jusqu’au 15 février 2025 pour déposer leur candidature. Le scrutin présidentiel sera suivi de près par la population, qui attend avec impatience une nouvelle ère politique pour le Gabon.
Avec cette annonce, le gouvernement gabonais souhaite donner des garanties de bonne gouvernance et de transparence afin de favoriser un climat de confiance et de stabilité nécessaire au développement du pays.





