jeudi, janvier 22, 2026
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Nord-Kivu : La liberté de la presse en péril face aux violences du M23

Alors que le conflit s’intensifie au Nord-Kivu, les journalistes se retrouvent en première ligne d’une répression brutale. En l’espace d’un an, plus de 50 attaques contre des professionnels des médias et leurs rédactions ont été recensées, selon Reporters sans frontières (RSF). Pillages, menaces et destructions de locaux se multiplient, poussant près de 90 journalistes à l’exil, sous la menace directe du groupe rebelle M23.

Une profession sous pression dans une zone de guerre

Entre janvier 2024 et janvier 2025, la situation des journalistes au Nord-Kivu s’est considérablement détériorée. Pris en étau entre le pouvoir en place et les groupes armés, ils deviennent des cibles stratégiques dans une guerre où le contrôle de l’information est essentiel. « La pratique du journalisme, déjà précaire, est devenue extrêmement dangereuse », alerte RSF.

Les rebelles du M23 tentent d’imposer leur domination médiatique en prenant le contrôle de radios locales pour diffuser leur propagande. Résultat : au moins 26 stations communautaires ont été pillées ou fermées de force. Face aux menaces constantes, de nombreux journalistes ont dû fuir leur ville, abandonnant leur métier et parfois leur famille.

Un exode forcé et une information muselée

Selon l’Union nationale de la presse congolaise (UNPC), près de 90 journalistes ont été contraints de quitter leur domicile pour échapper aux représailles. « On m’a dit qu’on s’occuperait de moi lorsque le M23 prendrait Goma », confie l’un d’eux sous anonymat. Ces menaces, souvent reçues par appels ou messages anonymes, laissent peu d’options à leurs victimes.

Cette situation alarmante prive la population d’une information fiable, plongeant la région dans un black-out médiatique. La guerre de l’information fait rage, et les journalistes, au lieu d’être des témoins des événements, deviennent eux-mêmes des cibles.

Un appel urgent à la protection des journalistes

Face à cette crise, RSF exhorte les autorités congolaises et les acteurs du conflit à garantir la liberté de la presse. L’ONG interpelle également le ministère de la Communication et le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) afin qu’ils prennent position pour défendre une presse libre et indépendante.

Tant que la sécurité des journalistes ne sera pas assurée, la population du Nord-Kivu restera privée de son droit fondamental à l’information, laissant place à la désinformation et à la terreur imposée par les groupes armés. Le silence imposé aux médias est une victoire pour la guerre, mais une défaite pour la vérité.

Wilfried
Wilfried
Jayson est un rédacteur passionné par l'écriture et la communication. Fort d'une expérience dans le domaine du contenu web, il se spécialise dans la rédaction d'articles informatifs et de blogs optimisés pour le SEO. Toujours à l'écoute des tendances du marché, Jean s'efforce de produire des textes clairs, engageants et adaptés aux besoins de ses lecteurs. En dehors de sa carrière professionnelle, il aime lire des romans contemporains et explorer de nouvelles idées à travers des projets créatifs.

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