l’ancien Premier ministre et président de la plateforme Ensemble pour le Gabon (EPG), Alain-Claude Bilie-By-Nze, s’est exprimé à Libreville sur les événements survenus lors de sa tournée dans la province du Woleu-Ntem. Face aux menaces et intimidations qu’il affirme avoir subies, il a dénoncé des manœuvres orchestrées par « ceux qui tiennent l’État » et a assuré qu’il ne céderait pas à la pression : « Rien ne me fera reculer ».
Une tournée marquée par des incidents graves
Lors d’une conférence de presse, l’ex-chef du gouvernement a retracé les faits qui ont marqué son déplacement à Mitzic. Il a mis en lumière les entraves à la liberté de circulation et les actes de violence auxquels lui et son équipe ont été confrontés. Dans un pays en pleine phase de transition politique, il a rappelé l’importance de garantir à tous les citoyens les droits fondamentaux, notamment celui de se déplacer librement.
Une critique frontale du pouvoir en place
Opposé au régime actuel, Bilie-By-Nze et les membres de l’EPG dénoncent régulièrement les abus et les promesses non tenues des autorités. Pour eux, ces incidents ne sont que le reflet d’un climat politique tendu où l’opposition est systématiquement réprimée. Il a ainsi comparé les pratiques du gouvernement actuel à celles de l’ancien régime, estimant qu’aucun changement réel n’a été opéré : « On a changé le nom de la machine, mais le moteur est resté le même ».
Des accusations sur la continuité du systèmeBilie-By-Nze n’a pas hésité à pointer du doigt la continuité des méthodes autoritaires. Il a fait référence aux manipulations médiatiques, à l’implication des autorités militaires et administratives dans la répression et au recrutement de jeunes pour entraver les mouvements de l’opposition, comparant ces agissements aux pratiques de l’ancien régime.
Réponses aux accusations
Profitant de l’occasion, l’ancien Premier ministre a répondu aux critiques et aux accusations portées contre lui, notamment concernant la gestion de certains projets d’infrastructure comme le barrage Fé2 à Mitzic. Il a réfuté toute responsabilité dans le retard de ce projet et a rappelé qu’il n’était pas en poste lorsque ces décisions avaient été prises.
Un climat politique sous tensionLes événements de Mitzic ont mis en lumière un climat politique marqué par une répression croissante. Selon Bilie-By-Nze, empêcher l’expression libre et démocratique est un signe annonciateur d’un régime autocratique. Il a averti que la transition politique actuelle ne garantissait pas une réelle démocratisation du pays.
« Rien ne me fera reculer »
Malgré les intimidations et les menaces, Alain-Claude Bilie-By-Nze a réaffirmé sa détermination à poursuivre son engagement politique. Il a dénoncé une appropriation de l’État par certains groupes et a insisté sur la nécessité d’un véritable changement politique pour permettre au Gabon de sortir de l’impasse actuelle.
Ces événements marquent une étape importante dans la lutte politique en cours, laissant présager de nouvelles tensions à l’approche des prochaines échéances électorales.





