La prolifération des flottes fantômes représente une menace croissante pour le commerce maritime et la sécurité internationale. Le 11 février 2025, un séminaire de haut niveau, organisé par le Haut-Commissariat de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, a réuni des experts gabonais et britanniques pour discuter des enjeux économiques, environnementaux et sécuritaires liés à ce phénomène.
Une menace pour la sécurité maritime
Les flottes fantômes, estimées entre 600 et 800 unités pour la Russie, opèrent en toute opacité, échappant aux régulations internationales. Leur objectif : contourner les sanctions, notamment en transportant du pétrole sous embargo ou en se livrant à des trafics illégaux.
« Ces navires naviguent sans respecter les normes environnementales, masquent leur propriété et leur couverture d’assurance, et participent à des activités illicites », a expliqué Dr Robert Keeling, représentant du Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO).
Le Gabon, situé sur une route maritime stratégique dans le golfe de Guinée, est particulièrement exposé aux déversements illégaux de polluants, aux risques de collisions et à la déstabilisation de son économie maritime.
Une coopération renforcée pour une meilleure surveillance
Face à cette menace, le Gabon et le Royaume-Uni ont décidé de renforcer leur coopération en matière de surveillance maritime.
🔹 Le Capitaine de Vaisseau Roger Noyce, du Joint Maritime Security Centre (JMSC), a présenté les outils déployés par le Royaume-Uni pour lutter contre ces pratiques.
🔹 Jackie Barnetson, cheffe du registre du pavillon britannique à la Maritime and Coastguard Agency (MCA), a souligné l’importance de la transparence dans l’enregistrement des navires, élément clé pour identifier et neutraliser ces bateaux clandestins.
Vers une gouvernance maritime plus stricte
À l’issue du séminaire, S.E. Simon Day, Haut-Commissaire britannique au Gabon, a salué cette initiative :
« Ce séminaire a été une excellente occasion d’échanger nos points de vue et de poursuivre nos efforts communs contre la flotte fantôme. Il nous offre la possibilité de renforcer nos capacités de surveillance et d’application des conventions maritimes internationales. »
Alors que le commerce maritime est un pilier économique mondial, cette collaboration pourrait marquer une étape décisive dans la lutte contre les pratiques maritimes clandestines. Reste à voir si ces engagements se traduiront par des mesures concrètes pour protéger les économies locales et les écosystèmes marins.





