Malgré des atouts indéniables, le Gabon se classe à la 43ᵉ place sur 54 pays africains dans le Soft Power Index 2025, publié par Brand Finance, un cabinet indépendant spécialisé en stratégie de marque. Ce rapport, dévoilé le 20 février 2025, évalue la capacité des nations à influencer la scène internationale par des moyens non coercitifs, tels que la culture, les valeurs et le modèle de développement.
Un classement dominé par l’Égypte, l’Afrique du Sud et le Maroc
Le soft power, concept développé par le politologue Joseph Nye, repose sur l’influence exercée sans recours à la force, en s’appuyant sur l’image du pays, son rayonnement culturel, et ses relations diplomatiques. En Afrique, ce sont l’Égypte, l’Afrique du Sud et le Maroc qui occupent les trois premières places du classement.
Le Gabon en difficulté face à ses voisins de la CEMAC
La performance du Gabon interroge : avec une 43ᵉ place, le pays peine à imposer son influence sur le continent et se retrouve en difficulté au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Parmi les six États membres, le Gabon n’arrive qu’en cinquième position, derrière le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo et la Guinée Équatoriale, ne devançant que le Tchad.
Un signal d’alarme pour les décideurs gabonais
Le classement de Brand Finance repose sur une étude menée auprès de 173 602 personnes dans 102 pays, prenant en compte 55 critères comme le développement économique, la diplomatie et le niveau de tolérance sociétale.
Cette contre-performance devrait interpeller les autorités gabonaises. Pour améliorer son influence et redorer son image à l’international, le Gabon doit s’engager dans une stratégie de rayonnement culturel, de renforcement de ses institutions et d’amélioration de son attractivité économique. Sans une véritable politique de soft power, le pays risque de rester en marge des grandes dynamiques africaines et internationales.





