Adoptée le 10 décembre 1962, la loi 35/62 encadrant les associations au Gabon est aujourd’hui jugée obsolète. Ne faisant aucune distinction entre associations, ONG et fondations, elle crée une confusion juridique qui entrave le développement du secteur associatif. Face à la multiplication des organisations et à leur rôle croissant dans la société, la nécessité d’une réforme s’impose, selon Dr. Arland Narcisse Ella, président de l’ONG Fadec.
Une Loi Dépassée, Source de Confusion et d’Injustices
Adoptée dans un contexte socio-économique différent, cette loi désavantage les organismes bien structurés en les plaçant au même niveau que des associations peu qualifiées. Cette situation génère une concurrence déloyale, où des structures opportunistes accaparent des financements, souvent au détriment de projets à fort impact social.
De plus, l’absence de réglementation claire favorise la prolifération d’organismes sans véritable mission sociale, compromettant la crédibilité et l’efficacité du tissu associatif gabonais.
Vers une Réforme Adaptée aux Enjeux Actuels ?
Pour moderniser ce cadre juridique, Dr. Ella plaide pour une simplification administrative incluant :
Des délais réduits et des démarches d’enregistrement simplifiées pour la reconnaissance des associations.
La mise en place d’un registre national accessible en ligne, garantissant plus de transparence et de traçabilité.
Réviser la loi 35/62 permettrait ainsi au Gabon de répondre aux attentes de la société civile et de s’aligner sur les standards internationaux. Alors que le pays traverse une phase de transition institutionnelle, la révision de ce texte constituerait un pas décisif vers un environnement associatif plus structuré et efficace.





