Face à la grève prolongée des magistrats, l’Ordre des Avocats du Gabon a plaidé pour la mise en place d’un service minimum, afin d’éviter la paralysie totale du système judiciaire. Cette requête a été adressée à l’Assemblée nationale de la Transition, lors d’une audience tenue ce 4 mars 2025 avec le Président de l’Assemblée, Jean-François Ndongou.
Une Grève qui Pénalise les Justiciables
Menée par le Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMAG), cette grève perturbe l’accès à la justice pour de nombreux citoyens. Me Justin Taty, ancien Bâtonnier, a rappelé que si la grève est un droit, elle ne doit pas empêcher le bon fonctionnement du service public :
« La loi doit être respectée par tous, y compris par ceux qui l’appliquent. »
L’Ordre des Avocats reconnaît les revendications légitimes des magistrats concernant leurs conditions de travail, mais dénonce une situation où la justice se retrouve « prise en otage ».
L’Assemblée Nationale Interpellée
Le Président de l’Assemblée s’est montré réceptif aux préoccupations exprimées par les avocats et s’est engagé à examiner la crise de manière approfondie. Pendant ce temps, les magistrats, réunis en assemblée générale extraordinaire le 3 mars dernier, ont réaffirmé leur volonté de poursuivre la grève, dénonçant une « communication mensongère » du ministère de la Justice.
Dans ce contexte tendu, la nécessité d’un équilibre entre le droit de grève des magistrats et l’accès à la justice des citoyens devient une priorité pour éviter un blocage total du système judiciaire gabonais.





