Face à la crise énergétique persistante qui secoue le Grand Libreville, l’État gabonais a renégocié à la baisse le contrat liant la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) et l’entreprise turque Karpowership. Désormais fixé à 1,8 milliard FCFA par mois, cet accord vise à combler un déficit de 70 MW et à atténuer l’impact des délestages rotatifs mis en place pour gérer la demande.
Un engagement fort pour un retour à la normale
Loin des accusations d’inaction, cette initiative découle de la volonté du Président de la transition, le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, d’apporter des solutions durables au stress énergétique du pays. La signature de la convention entre la SEEG et Karpowership, le 15 février dernier, marque ainsi une avancée majeure vers une stabilité énergétique.
« Dans le Grand Libreville, pour faire face au déficit en énergie électrique, une centrale flottante de 70 MW est en phase de test. Elle participera à la stabilisation du réseau et garantira une qualité de service acceptable », a affirmé Steve Saurel Legnongo, administrateur provisoire de la SEEG.
Un contrat réajusté pour plus de transparence
Le nouveau protocole d’accord réduit considérablement les coûts par rapport au premier contrat, qui prévoyait une fourniture de 150 MW pour 12 milliards de FCFA mensuels. Contrairement aux rumeurs évoquant une charge financière de 15 milliards de FCFA, le ministre de l’Énergie, Séraphin Akure-Davain, a confirmé que l’État gabonais et la SEEG ne s’engagent qu’à hauteur de 1,8 milliard FCFA par mois.
« Le protocole d’accord signé n’engage ni l’État ni la SEEG à 15 milliards de FCFA comme mentionné dans certains médias », a-t-il précisé à Gabonreview.
Toutefois, il est essentiel de noter que cet accord ne prend pas en charge l’approvisionnement en carburant, une responsabilité qui incombe exclusivement à l’État gabonais.
Un pas vers la réduction des délestages
Malgré le maintien du mécanisme de délestage rotatif, la durée des interruptions a été significativement réduite, offrant un certain soulagement aux ménages et aux entreprises. L’efficacité du plan mis en place dépendra cependant du bon déroulement des tests et de la mise en service complète de la centrale flottante.
Avec cet engagement financier réajusté et mieux encadré, le Gabon espère tourner progressivement la page des crises énergétiques à répétition et garantir un réseau plus stable et plus fiable à ses habitants.





