L’Assemblée Nationale de la transition a ouvert ses travaux pour la session 2025 par un séminaire de renforcement des capacités, ce mercredi 5 mars 2025. Placé sous la présidence de François Ndong Obiang, premier vice-président de l’institution, représentant Jean-François Ndongou, président de l’Assemblée nationale de transition, cet atelier vise à mettre en place le Mécanisme National de Prévention de la Torture (MNP) et à consolider l’État de droit au Gabon.
Un engagement pour la protection des droits fondamentaux
Organisé par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, cet événement a permis aux députés d’acquérir des outils essentiels pour prévenir la torture et les traitements inhumains ou dégradants. Cette initiative intervient alors que le Gabon, en pleine transition politique, cherche à renforcer ses institutions et à garantir un cadre juridique efficace pour protéger les libertés fondamentales.
« Cet atelier constitue une plateforme d’échanges et de bonnes pratiques en matière de protection des droits fondamentaux. En tant que garants de la législation et du contrôle de l’action gouvernementale, il est de notre devoir de veiller à la mise en place d’un cadre réglementaire robuste pour prévenir ces violations. »
— François Ndong Obiang
Un soutien international pour accompagner le Gabon
Présent à cet atelier, Hameth Saloum Diakhaté, chef du groupe Afrique du Sous-Comité des Nations Unies pour la prévention de la torture, a réaffirmé l’engagement de la communauté internationale :
« L’Association pour la prévention de la torture (APT) se tient aux côtés du Gabon dans cette mission essentielle, qui répond non seulement aux obligations internationales, mais aussi aux aspirations nationales de renforcement de l’État de droit. »
Au cours des échanges, les parlementaires ont approfondi leurs connaissances sur les standards internationaux de prévention, les critères de sélection des membres du MNP, ainsi que sur les garanties d’indépendance de ce mécanisme.
Une étape clé dans les réformes institutionnelles
L’implication des députés dans cette initiative s’inscrit dans un processus plus large de réformes institutionnelles et législatives visant à renforcer la protection des citoyens. Par cette démarche proactive, le Gabon affirme sa volonté de se conformer aux engagements internationaux et d’asseoir durablement une gouvernance respectueuse des droits humains.





