Lors du Conseil des ministres du 6 mars 2025, le gouvernement gabonais a adopté un projet de loi visant à moderniser le cadre général de l’investissement en République gabonaise. Cette réforme stratégique introduit plusieurs mesures incitatives destinées à renforcer l’attractivité économique du pays et à favoriser l’implantation des entreprises.
Un environnement plus favorable aux investisseurs
Le texte adopté repose sur trois régimes principaux :
- Le régime de droit commun
- Les régimes spécifiques
- Le régime de réinvestissement
Chacun d’eux prévoit des avantages fiscaux et douaniers pour encourager l’investissement dans des secteurs stratégiques. Parmi les mesures phares, l’Agrément Investisseur est introduit pour stimuler les projets dans des zones à fort potentiel de développement, favoriser la substitution des importations et encourager la création d’emplois qualifiés.
Une gouvernance optimisée pour une meilleure gestion des investissements
Pour assurer un suivi efficace de cette nouvelle politique, le gouvernement met en place une gouvernance structurée reposant sur trois piliers :
- Un organe de pilotage chargé d’orienter la stratégie d’investissement.
- Le ministère de la Promotion des Investissements, responsable de la coordination et du suivi des réformes mises en place.
- L’Agence Nationale des Investissements du Gabon (ANIG), qui accompagnera les investisseurs et veillera au respect des engagements contractuels.
Un climat des affaires renforcé
Avec cette réforme, le Gabon ambitionne d’améliorer son climat des affaires en offrant davantage de garanties aux opérateurs économiques. Le texte prévoit notamment :
- Un renforcement de la protection juridique des investisseurs.
- Une meilleure gestion des différends liés aux investissements.
- Une rationalisation des avantages fiscaux pour éviter les abus et optimiser les retombées économiques.
« Il était impératif de moderniser notre cadre législatif afin de rendre notre pays plus attractif aux investisseurs nationaux et étrangers », a confié une source proche du ministère de l’Économie.
Cette réforme marque une étape clé dans la volonté du gouvernement de diversifier l’économie et d’accroître la compétitivité du pays sur la scène internationale. Reste à voir si ces mesures seront mises en application de manière efficace pour insuffler une dynamique économique durable.





