À 73 ans, Pierre-Claver Maganga Moussavou n’a pas renoncé à ses ambitions présidentielles. Il a déposé son dossier de candidature auprès de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER). Cependant, cette démarche s’est soldée par un échec prévisible.
Seulement quatre candidats retenus
Sur les 23 candidatures examinées par la CNOCER, seules quatre ont été jugées éligibles : Alain-Claude Bilie-By-Nze, Stéphane Germain Iloko, Brice Clotaire Oligui Nguema et Joseph Essingone Lapensée, un candidat peu connu du grand public. Pour Pierre-Claver Maganga Moussavou, cette tentative semblait avant tout être un moyen de dénoncer les critères d’exclusion mis en place.
Un rejet justifié par l’absence de caution
La CNOCER ne s’est pas contentée d’exclure certains candidats, elle a également précisé les motifs de rejet. Dans le cas de Maganga Moussavou, deux raisons ont été invoquées : son âge, qui dépasse la limite autorisée, et l’absence de quittance de dépôt de caution. En effet, le leader du Parti social démocrate n’a pas versé les 30 millions de FCFA exigés par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), comme le stipulent les articles 86 et 88 du Code électoral.
Plusieurs figures politiques écartées
Outre Maganga Moussavou, d’autres personnalités de premier plan ont également vu leur candidature rejetée, notamment Jean Rémy Yama, président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP), ainsi que Bruno Ben Moubamba, chacun pour des raisons spécifiques.
À noter que Maganga Moussavou a participé à presque toutes les élections présidentielles depuis 1993, sans jamais franchir la barre des 3% des suffrages.





