Nommé le 5 mai dernier à la tête du Ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a présidé, ce lundi 12 mai 2025, une importante réunion stratégique. Objectif : amorcer une réflexion approfondie sur les défis majeurs qui freinent le développement de ce secteur clé pour l’économie nationale.
Cette rencontre, réunissant les principales figures du ministère — dont le Directeur de Cabinet, les conseillers, l’Inspecteur Général des Services et son adjoint, ainsi que les cadres du Bureau d’enquêtes des accidents et des incidents (BEIAA) — a permis d’établir un premier état des lieux. Ensemble, ils ont passé en revue les difficultés actuelles, les projets en cours et les grandes orientations à intégrer dans la feuille de route ministérielle. Ce cadre de concertation vise à instaurer une dynamique de travail proactive et efficace pour mieux anticiper les enjeux futurs.
Des défis de taille à relever
Le secteur des transports, dans ses différents segments, fait face à des obstacles structurels et organisationnels.
Le transport aérien, par exemple, est confronté à des infrastructures aéroportuaires obsolètes et à un trafic international encore faible. Le défi majeur reste le renforcement de la connectivité nationale, notamment avec Fly Gabon, la réhabilitation des aéroports provinciaux et la révision des critères de fixation des tarifs, jugés trop élevés.
Dans le domaine maritime, les ports gabonais souffrent d’un déficit d’équipements modernes et d’une gestion administrative lente, freinant le développement du commerce maritime et la compétitivité logistique. Pour y remédier, des projets structurants tels que le port en eau profonde de Mayumba ou encore le port fluvial minéralier et commercial de Ndjolé doivent être accélérés.
Le transport routier, notamment en zone urbaine et périurbaine, n’est pas en reste. Alors que le précédent gouvernement avait manifesté une volonté de relancer ce segment avec l’implication des opérateurs nationaux, Ulrich Manfoumbi est attendu sur la relance des réformes. Il devra redynamiser des structures publiques comme la Société gabonaise de transport (Sogatra) et Trans’Urb, tout en assurant la pérennisation du projet Taxi Gab.
Vers une gouvernance modernisée et durable
Toutes ces initiatives devront s’inscrire dans une vision conforme aux objectifs de développement durable et aux orientations stratégiques du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. La diversification des sources de financement, notamment à travers des partenariats public-privé, a été identifiée comme une piste essentielle.
Pour concrétiser cette vision, le ministre a présenté une feuille de route ambitieuse, comprenant un diagnostic approfondi des besoins du secteur et un chronogramme précis d’actions. Il a également insisté sur la nécessité d’établir des indicateurs de performance pour évaluer l’évolution des projets. Cette approche vise à instaurer un cadre de gouvernance rigoureux, garantissant à la fois transparence, efficacité et impact durable.





